Que des mauvaises nouvelles ?

« Daniel, tu nous annonces que des mauvaises nouvelles, l n’y a donc pas d’Agences photos qui voient le jour ? »

Et non, il n’y en a pas. Des associations, des collectifs se forment, de déforment. Certains réussissent, la grande majorité disparait ; mais des Agences structurées
avec un organigramme de salariés ……..non, rien, nada.

- L’Agence VISUAL vient de réduire la voilure et n’a plus que 3 photographes.
- L’Agence ENGUERAND, fleuron de la photo de spectacle (est passée de 16 salariés à 4), vient de se mettre en redressement. Cette agence qui produisait des photos de musique,
de théâtre, de cinéma, de cirque, en fait tout ce qui touche à l’art, a pris la crise de la presse « bille pleine » On réduit toujours ce que l’on considère comme inutile pour diminuer les dépenses.
La presse a donc réduit ses pages artistiques au profit des chiens écrasés. Si on ajoute à cela l’écroulement des droits d’auteurs et la fourniture gratuite de dossiers de presse aux journaux,
on arrive à l’effondrement en quelques mois de la plus belle Agence française du spectacle.
Sept millions de photos, de Jouvet à Serrault en passant par BB. Sont elles vouées à disparaître ?
C’est tout simplement dramatique.
- J’oubliais, l’Agence de sport DPPI vient d’être vendue. Pourquoi ? A qui ?







La carte à 600 Euros:
C’est pas beaucoup, mais c’est beaucoup trop !


Cette Année l’USJSF renouvelle sa carte. Pardon L’UJSF. Le S de Syndicat a sauté. S’il faut en plus défendre les journalistes et photographes de sport, où va-t-on ?

Cela fait donc 4 ans que la dernière carte a été attribuée, l’heure du renouvellement est donc venue. Et sur la page d’accueil du site de l’UJSF, on peut lire :

«
Conformément aux accords passés entre l’UJSF et le mouvement sportif, elle constitue le sésame indispensable pour entrer dans les stades et enceintes sportives sur tout le territoire ».

Faut être gonflé pour oser écrire un truc pareil. Mais comme le faisait dire Audiard à Lino Ventura, dans « les tontons flingueurs » ….
Sésame indispensable, malheureusement pour les photographes français, mais pas pour les étrangers qui n’ont pas besoin de la carte de l’UJSF.
Evidemment ils ne font pas concurrence au groupe Amaury (L'EQUIPE et son agence de photo PRESSE SPORT, LE PARISIEN, etc.), car ils distribuent et publient à l’étranger et peut-être que Bruxelles mettrait les pieds dans le plat si une structure privée comme l’UJSF les empêchait de travailler en France.
Quelle loi, quel règlement oblige à passer par le bon vouloir de l’UJSF pour avoir le droit de faire des photos à titre professionnel dans une enceinte sportive ?
Rien, il n’y a rien, sinon pour les fédérations sportives, de confier pour pas cher le soin à d’autres de faire le tri entre ceux qui ont le droit de photographier et ceux qui n’ont pas le droit.
Il faut noter que n’importe quel amateur peut passer avec son Mark III et un 4-300 et s’en donner à cœur joie.
Il faut noter que n’importe quel icono, graphiste, SR, photograveur, etc … du groupe Amaury et autre journal de la PQR française peut être accrédité.
Il faut noter que n’importe quel stagiaire qui n’a jamais publié une seule photo peut, après quelques jours de présence dans n’importe quel canard, glander sans problème dans les salles
et stades de sport et, bien entendu, faire des photos. Ils ont tous une carte de presse ou au moins une accréditation de complaisance.
L’UJSF ne fait pas dans la modestie en parlant "
des stades et enceintes sportives sur tout le territoire ".
Certaines fédérations ont envoyé l’UJSF planter ses choux ailleurs. Certes, elles font barrage aux non professionnels car les places sont comptées mais pas uniquement sur le seul critère d’avoir ou pas la carte de presse, mais aussi parfois, et c’est justice, sur le talent à valoriser leur sport. Ces fédérations font parfois appel à des boîtes de com pour délivrer les accréditations.
Certaines sont compétentes et connaissent bien les auteurs-photographes professionnels et là, il n’y a aucun problème. D’autres sont incompétentes et là c’est n’importe quoi.
L’UJSF sait que, légalement, elle ne peut porter atteinte à la liberté du travail. Elle a trouvé la combine d’exiger la carte de presse pour justifier le "professionnalisme" du photographe.
Carte de presse, tu bosses.
Pas de carte, tu bosses pas.

La carte de presse est une carte d’identité, pas un laissez-passer pour avoir le droit de travailler.

Je serais membre de la commission de la carte de presse, CCIJP, je me poserais la question du comment est détourné l’objectif premier de la carte de presse française qui, à l’origine,
attestait du professionnalisme et de la moralité du journaliste après l’occupation (et la collaboration).
Il faut noter que sur les 37000 titulaires de la carte de presse, les 2/3 n’ont aucune formation, et qu'un salarié dès 18/20 ans peut obtenir sans problème sa carte de presse.

Alors, carte d’identité ou "ausweis" de pénible mémoire ?

Il suffit de voir qui occupe la tribune de presse certains soirs au Stade de France, au POPB, au Parc des Princes.
Papa, maman vont au stade pendant que l’auteur-photographe de sport français indépendant est recalé... devant la télé.
Normal, quand on sait qu’en 2007 plusieurs centaines de cartes ont été attribuées à des salariés de certains journaux qui n’ont rien à voir avec le métier de journaliste.
S’ils sont journalistes, moi, je suis archevêque !
En fait l’UJSF se sert de la Commission de la Carte de Presse comme d’un alibi en disant, ce n’est pas de ma faute si tu n’as plus droit à la carte de presse, sous-entendant : "Ce n’est pas moi qui t’empêche de travailler ".
Lise LUCET disait l’autre jour à la TV au représentant de la CGT (polytechnicien), hilare, que la journaliste qui avait réalisé le reportage sur le CCE de la SNCF, était titulaire de la carte de presse, sous-entendant qu’on ne pouvait la soupçonner de partialité.
Brandir une carte de presse, aujourd’hui, fait rigoler tout le monde, même l’UJSF, tout simplement parce qu’elle est dévalorisée.
C’est triste, scandaleux et même dangereux que les garants de l’information offerte au public et donc de la démocratie, soient ainsi utilisés à toutes les sauces.
C’est encore plus dangereux quand les titulaires de la carte (dans les guérites du stade) empêchent directement ou indirectement de vrais professionnels, des photographes indépendants, des photographes créateurs d’exercer leur métier.

Comment défendre le droit d’informer tout en bafouant cyniquement le simple droit de travailler ?

Vous êtes plusieurs à vouloir baisser les bras devant ce scandale. Heureusement pas tous. Personne pour vous défendre. Tout le monde ferme les yeux.
Vous avez peur d’ouvrir la bouche car vous pensez que cela peux vous porter préjudice un jour ou l'autre .
Pas de panique, L’EQUIPE achète de moins en moins de photos à l'extérieur, pour rentabiliser au maximum ses photographes salariés.
Dans une France fauchée il faut économiser, même sur le talent. Normal, il faut rentabiliser.

Un beau jour, comme vous ne pourrez plus faire de photo, vous ne pourrez plus vendre non plus... ce que vous ne faites pas !

L’année 2008 sera l’année de la guillotine pour beaucoup d’auteurs-photographes sportifs indépendants. Depuis 2004, le marché presse s’est effondré.
Soyons sûrs qu’en 2012 il n’y aura plus que les photographes de l’EQUIPE dans les stades. Il faudrait alors multiplier les effectifs par 10 pour être partout à la fois et que je sache, ce n’est pas à l’ordre du jour.
Cette politique est donc suicidaire pour les éditeurs mais aussi pour les Fédérations sportives.

La Commission de la Carte de Presse exige 600 Euros par mois de vente en salaire à la presse pour ouvrir droit à la carte.
C’est peu, mais c’est beaucoup trop pour un auteur-photographe indépendant.


Normal, selon la loi, un titulaire de la carte de presse doit être rémunéré en salaire. Comment obtenir cette somme alors qu’une photo de presse se vend 10 Euros.
Les éditeurs ne veulent plus payer en salaire car ils doivent payer les charges, les congés, etc ...Ils ne connaissent qu’un seul mode de paiement pour les auteurs-photographes: le droit d’auteur. Sachant que 90% des ventes presse viennent des abonnements des 3 Agence filaires alliées aux 2 grosses Américaines qui nous occupent et imposent leurs prix.
il ne reste que les miettes aux auteurs-photographes. C’est donc impossible de vendre pour 600 euros par mois.

Il ne faut pas renoncer:

Je sais que la majorité d’entre vous a finalement renoncé à faire la demande de renouvellement de sa carte de presse, car incapable de justifier des 600 € presse.
Mais non, Il faut faire sa demande et argumenter auprès de la commission.
Je sais que les membres de la commission sont au courant des problèmes que nous rencontrons.
Faire sa demande de renouvellement, c’est aussi contribuer à trouver plus vite une solution qui de toute façon devra passer par un changement d’attitude de l'UJSF, qui sera bien obligé de revoir sa vision très restrictive du monde de la presse qui est pluraliste dans sa composition, mais aussi du monde de la photo composé de photographes de presse mais aussi d’auteurs-photographes indépendants.
Tous ont le droit de travailler.

L’UJSF, si elle veut perdurer devra abandonner l’exigence de la carte de presse.

La photographie, ce n’est pas que de l’info, c’est aussi un art, et quant on empêche les artistes de créer, on sait où cela peut nous conduire.






A la recherche du logiciel qui tue :

Vous le savez, je suis toujours à la recherche du logiciel qui tue pour éditer, légender, redresser, recadrer, nettoyer et enfin exporter en TIF ou en JPEG en fonction des besoins.
Le plus rapide pour éditer et légender est à ce jour Photo Mechanic.
Le meilleur pour derawtiser et réduire le bruit les fichiers de mon Mark III est DPP de Canon.
Le meilleur pour retoucher est Photoshop.

Oui, j’oubliai de vous dire que je ne travaille qu’en RAW. En fait je travaille à l’ancienne avec une cellule à main et en déclenchant une fois.
La rafale est exceptionnelle.
Pour moi la prise de vue est un véritable plaisir et je ne peux me résoudre à devenir un OS de la photo.
Donc 3 logiciels qui sont bons dans un domaine différent. L’idéal serait d’en avoir un qui réunisse les qualités des trois avec une ergonomie agréable et qui soit beau.

Deux logiciels sont aujourd’hui en mesure de réussir cette prouesse :
Lightroom d’Adobe et Aperture d’Apple, mais, car il y a un mais qui a son importance, ils sont long à l’importation, obligatoire pour visionner les images afin d’éditer (choisir ce que l’on garde) et de légender.
Ces logiciels ne se justifient vraiment que si d’une part, on travaille en RAW pour faire du beau et que l’on livre un produit fini à l’éditeur.
Si on fait de l’actu en JPEG, Photo Mechanic est le roi et est suffisant.

Depuis plusieurs mois j’utilise Lightroom eu égard à son ergonomie et aux réglages proposés pour optimiser les photos. Il est un peu moins bon pour dématricer comparé à DPP de Canon. Faites un portait en RAW avec un 5D et un 135-2 converti dans DPP, et vous verrez la vierge.
Il constitue néanmoins un bon compromis. Il est quand même beaucoup moins rapide que Photo Mechanic pour cataloguer et légender.
C’est pourquoi, quand je suis pressé, je suis obligé d’utiliser Photo Mechanic, logiciel américain, à 100$.

Le 3 Avril à OBJECTIF BASTILLE, j’ai été bluffé par la démo d’Aperture effectuée par Apple.
Il avait tout, il faisait tout. Photoshop à la poubelle (sauf si on sépare). J’ai donc acheté la chose en me disant, « ça y est, je l’ai le logiciel qui tue ?».
Ce n’est pas si simple.
Aperture est un magnifique logiciel qui sait tout faire mais qui catalogue (importation) très lentement. Il est très beau, ce qui pour moi est important, mais pas suffisant.
Il est évident que les 7 ou 8 MO des photos de la démo sont plus rapidement traitées que les 30 MO du Mark III, les 40 du 5D et ne parlons pas des 60 du DS.
Pour un photographe indépendant (ou pas), qui n’est pas poussé par l’actualité et donc obligé de choisir immédiatement pour envoyer, Aperture est le logiciel.
Néanmoins je conseille (Appel aussi) un mac de dernière génération, musclé en RAM (4GO), afin de travailler confortablement.

Si vous êtes photographe de sport, avec 2 cartes de 8GO en RAW , à vider immédiatement pour en choisir 10 et les envoyer par le net à l’Agence ou au journal,
Aperture (ou Lightroom) n’est pas votre ami. Par contre si quelques jours plus tard, vous voulez reprendre vos100 photos restantes pour en en sortir 15 en vue d’un sujet Magazine, d’une expo, fabriquer un livre, là Aperture est un vrai plaisir.

Pour résumer : En JPEG et à toute vitesse, c’est Photo Méchanic.
En RAW et cool, c’est Aperture.






Canon EOS 1D Mark III :
« Ca y est, on y est, peut-être »


Canon vient de sortir (début Mai) un nouveau Firmware pour les 2 boîtiers pro que sont le 1D Mark III et le 1DS Mark III.
J’espère que tout le monde a fait les mises à jour parce que cela vaut le coût.
L’épopée du Canon 1D Mark III devrait donc toucher à sa fin.
Ce boîtier, que j’avais qualifié de cheval sauvage voilà un an, serait-il enfin dompté ?
Je rappelle qu’il fabrique un fichier de 30 MO magnifique et je considère que jusqu’à 3200 ISO il tient la corde. Le D3 de Nikon passe devant (moins de bruit) au delà de 3200 eu égard au traitement du fichier et a ses photocites plus gros.
Ce 1D Mark III a donc connu des déboires en Auto Focus AI Servo qui ont été révélés lors de fortes chaleurs et cela en rafale 10 images/sec.
Canon avait donc rappelé tous les boîtiers l’hiver dernier pour procéder à une réparation mécanique sur le miroir de l’AF.
Ce problème ne touchait pas tous les boîtiers, mais seul Canon connaît les statistiques.
Quatre mois de tests et voilà le nouveau Firmware 1.2.3.
Pendant ces 4 mois (et même avant), Canon France « en a pris plein la tronche » pour la manière dont cette affaire a été traitée.
Cela a provoqué un arrêt des ventes du Mark III et une migration sensible vers Nikon, des photographes sportifs, eu égard au D3 qui, face au Mark III, opposait une insolente tranquillité.
C’est pourtant du D3 de Nikon que viennent actuellement les news alors que le calme est revenu sur le Mark III, même s’il y encore des mécontents.
Des projections de graisse tenaces, engendrées par les rafales, viennent se coller sur le capteur du D3 rendant obligatoire un passage au SAV.
Pour faire un test, photographiez (à faible sensibilité) un ciel bleue à diaph 11 et visionnez sur votre ordinateur. En faisant cela une fois par semaine et en comparant les images, vous pourrez voir si le nettoyage est urgent ou pas. Des problèmes avec le 70-200, objectif indispensable aux sportifs.

« Daniel, comment fais-tu pour rester chez Canon ? »
Tout simplement parce que je n’ai pas de raison pour changer car mes boîtiers fonctionnent parfaitement et que la dernière mise à jour a augmenté sensiblement les performances AF.
L’accrochage de la cible en basse lumière est impressionnant. Plus de pompage et donc plus d’hésitation à faire le point aussi bien en One Shot qu’en AI Servo.
Même constatation sur des cibles monocolores. Tout net sur des patineuses en noir de pied en cap en plein contre jour violent très « piegeux » et cela avec le 135-2 qui n’a pas la vitesse moteur d’un 300-2,8. Les seules photos floues proviennent de l’oubli d’appuyer sur le bouton AF avec le pouce.
Donc pour ce qui me concerne et pour l’usage que je fais du Mark III, ça roule. Dommage que Canon ait supprimé la possibilité de voir le collimateur utilisé avec la dernière version de Canon Viewer Utility. Par contre bravo pour la fonction CFn IV-10 qui permet de verrouiller le diaph et le rideau.
Dommage d’avoir découvert cela à l’instant. Quand je vous disais qu’il faut lire la notice attentivement.
Bravo aussi pour le réglages des collimateurs sur le « joystick ».

Pour confirmer :
J’ai le sentiment (et même plus) que Canon France est en train de redresser la barre quant au SAV et à l’écoute portée aux photographes.
Il n’y a rien d’acquis et pourquoi ne pas aider à la manœuvre. Voilà pourquoi je vous demande de me faire part (de préférence par mail) le plus tôt possible de vos derniers résultats après mise à jour du boîtier avec le Firmware 1.2.3 et bien entendu après avoir décortiqué les réglages CFn-III et réglé vos objectifs.
A ce propos, il n’est plus utile de refaire ces micro réglages des objectifs après la mise à jour 1.2.3. Je l’ai constaté moi même.

Je ne devrais pas vous le dire car vous le savez déjà, le filtre à l’avant est déconseillé si vous voulez avoir des photos piquées (Sophie en a fait des cendriers « spécial photographe »). Il faut des optiques de plus en plus performantes pour tirer le meilleur des nouveaux capteurs. Ajouter un bout de verre, fut-il traité par un million de couches, va réduire à néant tous les efforts des ingénieurs. Un filtre placé devant la lentille frontale fractionne les rayons lumineux qui ne devraient pas l’être. Les lentilles d’un objectif sont calculées sans tenir compte du rajout d’un filtre ou alors il faut utiliser le filtre préconisé par le constructeur (Leica).
Photographier à contre jour en AI Servo avec un filtre perturbera obligatoirement l’AF. Quand je vois le nombre de 70-200, sans pare soleil, à la sortie du conseil des ministres, je me dis, après tout, ils n’ont que ce qu’ils méritent.
En numérique aucun filtre ne peut se justifier. En argentique, si on scanne, c’est pareil ; on pourra obtenir avec photoshop tous les effets désirés.
Les poussières et même les rayures sur la lentille frontale sont inoffensives pour l’image et le pare-soleil est là pour parer aussi aux chocs.
Je concède quand même, l’utilisation du filtre pour protéger la lentille quand il y a risque de projections de cailloux ou autres missiles. Ne pas oublier le casque et les protège-tibias. Là je ne me fais pas des amis chez certains revendeurs. Oui on peut acheter sans crainte un objectif d’occasion dont la lentille frontale n’est pas vierge.
Attention la « lentille de cul » doit être impeccable.






Un marché de l’occasion chaotique :


« C’est quoi ce bordel, personne ne veut de mon D2XS ? »
“ Il est tout neuf et pas un revendeur ne veut me le reprendre”.
“ C’est vrai quoi, j’ai enlevé le gaffeur, ça se voit pas qu’il a 300.000 déclenchements” !
:-))

Et oui les revendeurs photos ne reprennent que ce qu’ils peuvent revendre. C’est le B A BA du commerce, même si certains de ces magasins, comme Objectif Bastille, ressemblent plus à un Service Public de la photo qu’à un marchand de matériel. On peut les remercier pour l’effort important qu’ils font en prêt de matériel pendant les passages au SAV.
Nikon a sorti (en même temps que le D3) le D300 à 2000 € (complet), boîtier expert, qui à l’usage, donne de meilleurs résultats que le D2XS (vendu à 4550).
Allez donc revendre le D2XS d’occasion à plus de 1800€ avec un pareil concurrent neuf. Les revendeurs n’ont pas vu immédiatement ce phénomène qui, lié à la baisse du pouvoir d’achat des amateurs, conduit inévitablement à une offre supérieure à la demande donc à un écroulement des prix du D2X.
Le premier plein format de Nikon (D3) a dopé les ventes et boosté le marché, mais il a aussi balayé techniquement son prédécesseur (D2X). La qualité du fichier du D3 a tué la médiocrité du D2X ( à partir de 800 ISO).
Il ne reste plus que la vente directe si on veut sauver les meubles (un peu).

Chez Canon le phénomène est différent. Les Mark II sont toujours vendables car leurs fichiers sont excellents jusqu’o 1600 ISO et bons à 3200. Le fichier du Mark III, certes, encore meilleur que celui des Mark II, n’a pas tué ce dernier. Canon, qui avait pris de l’avance sur Nikon, a fait progresser le matériel pas à pas et a donc évité la cassure. Le 5D, à 1800 €, reste, avec ses 40 MO et son plein format, le meilleur boîtier, qualité prix du moment. Il est introuvable en occasion. Bien entendu, il n’est pas fait pour le sport rapide ou sous la pluie.
Je suis passé la semaine dernière à Objectif Bastille. Il y a des occasions à faire en Mark II et en D2X. Les premiers choisiront les plus beaux en marchandant. Les derniers auront les restes.