Il a toutes les cartes, c’est une grande pointure en photo sportive.
Il ne lui manque qu’une chose, L’ausweis de .... AFP-Getty.



Photos: Christian Petit -
REGARDS DU SPORT

CA Y EST, ON Y EST !
Les photographes indépendants et leur carte de presse, virés de Roland Garros.
Après l’assassinat économique, c’est l’exclusion physique.

Il n’aura pas fallu attendre bien longtemps avant que se concrétisent les prédictions de la Grenouille de Juin.
Des photographes indépendants et d’agences avec multiples cartes de presse qui couvrent sérieusement et depuis longtemps les Internationaux de France de tennis de Roland-Garros, se sont vu fermer dans un premier temps la porte des dix derniers jours de la compétition.
Vous avez droit à 5 jours et c’est tout !

L’
exemple, entre autres, de Christian PETIT, de l’agence française REGARDS DU SPORT est significatif.
Les 5 premiers jours seulement lui sont attribués autoritairement par deux photographes concurrents (!), Jacques DEMARTHON (AFP-GETTY) et Corrine DUBREUIL (ABACA) et cela sans possibilité de discuter. Ces deux photographes constituent à eux seuls la « commission » d’accréditation des photographes. Ils détiennent ce pouvoir exhorbitant par délégation de la FFT (1.100.000 licenciés, 2eme Fédération Française de Sport après le Football, selon l’INSEE).
« Il n’y a pas assez de place pour tout le monde et les accréditations sont données aux médias et pas aux photographes. Elles sont données en fonction des publications précédentes ».
Si tu publies beaucoup tu es accrédité, sinon tu restes devant la télé.
Pour publier, encore faut-il faire les photos, non ?
Puis, casser les prix à mort comme certains ... user d’un marketing de bazar et ne pas être en « concurrence » avec les photos gratuites de l’AFP-Getty sur Flickr ... par exemple.
Vous savez la « concurrence loyale et non faussée » chère à Bruxelles.
L’arnaque est magnifique.
Comme par miracle, le couple DEMARTHON-DUBREUIL est revenu sur sa décision le Cinquième jour de la compétition et a prolongé dans certains cas l’accréditation de quelques photographes et agences jusqu’à la fin de la compétition, mais voilà, pas Christian PETIT.
« Merci à La Grenouille, elle a fait le tour de Roland Garros et l’affaire Getty-AFP/Flickr a fait grand bruit et ce n’est pas fini. Ils ont eu la trouille du scandale ».
Oui mais voilà, il y a une exception de taille, Christian PETIT de REGARDS DU SPORT qui n’a pas eu droit à la prolongation.
Il faut savoir qu’à l’origine, il ne devait y avoir qu’une seule accréditation pour l’Agence REGARDS DU SPORT (pour 3 demandes) et grand prince, le couple AFP-GETTY et ABACA a concédé 5 jour à Christian, faute sans doute de pouvoir faire moins encore.
Bien que REGARDS DU SPORT soit une petite structure par la taille économique, pour le moment, elle représente en France et ailleurs plus que l’excellence en matière de photos de sport. Et Gérard VANDYSTADT qui en est de Directeur Artistique est toujours l’homme à abattre, car il est à lui seul la référence unique dans la photographie de sport, objet donc de toutes les jalousies et des tristes haines de quelques malheureux « iznogoud ».
Des petits au sens littéral du terme, misérable !
Mais qui les empêche d’être aussi bon que Gérard Vandystadt, Christian Petit etc ...?
Ca fait portant un bail qu’ils copient à fond le « style Vandystadt ».
Toucher à Gérard eût été trop gros, après le scandale (UJSF) de 2008, alors ils tentent de s’en prendre à Christian qui est, lui aussi une immense pointure de la photo de sport en France.
Quel monde de bêtise (et d’injustice) crasse.

Il ne reste plus que trois Agences de Sport sur la place de Paris. Pour certains, c’est sûrement trois de trop pour être enfin Grand Vizir, mais ... de plus rien du tout.

La liste est « top secret » !
Aux photographes qui m’ont demandé de publier la liste des photographes accrédités à Roland-Garros, je ne peux que répondre que le couple DEMARTHON-DUBREUIL refuse de la rendre publique. Ainsi, il est impossible de vérifier l’honnêteté des accréditations.
Ce couple a étrangement tout pouvoir pour décider qui pourra ou non, photographier à Roland Garros.
INVRAISEMBLABLE pour une grande Fédération et son immense Tournoi de tennis qu’est Roland-Garros.
Pour mémoire, l’UJSF publie toujours la liste des photographes accrédités pour chaque événement sur son site internet.
C’est ici.
Il est évident que les deux Thénardiers « délégués » (de combien de votants déjà ?) n’ont pas la conscience tranquille.
Qu’ont-ils à cacher de si honteux ?
Je peux juste vous dire qu’en consultant les sites de GETTY et AFP, il y avait huit photographes GETTY-AFP. A cela doivent s’ajouter ceux qui diffusent aussi par Getty ou qui diffusent Getty (filiales ou accords de diffusion).
C’est donc une « commission » antidémocratique (infiltrée), où les décideurs sont totalement « juge et partie », qui s’attribue les bonnes places et élimine ceux qui ne font pas partie des « amis » et donc aussi et maintenant, les meilleurs.
Le 3 Juin dernier, cette commission s’est autoproclamée de fait pour le Roland-Garros 2011 alors qu’il était prévu qu’elle soit élue. Il n’y a pas eu de vote et surtout pas de vraie publicité pour que les photographes français puissent y participer.
Donc l’année prochaine ce couple improbable et de circonstance, DEMARTHON-DUBREUIL fera à nouveau « sa » loi et soyons en certain attribuera les 10/15 meilleures places à GETTY-AFP et .... ABACA.
Pour les non encore initiés, Gérard Vandystadt précise en semi-privé :
« (...) il faut tout de même savoir que l'Agence ABACA (pour laquelle "officie" la damoiselle Corinne Dubreuil) n'est ni bien étrangère, ni très propre sur elle dans l'histoire des difficultés rencontrées en 2003/2004 par l'Agence de presse Vandystadt... Et donc, ne portant plus aucun crédit ni éthique ni moral à cette Agence... je ne lui confierais jamais mes propres photographies (...)". "Ma confiance a déjà  bien été trop injustement et copieusement trahie par... au moins l'un des fondateurs d'ABACA, le sieur Christophe Guibbaud (copain-coquin de... Corinne Dubreuil !) et consorts. Des gens à la très mauvaise réputation et de très mauvaise mémoire dans mon entourage et celui l'ancienne Agence Vandystadt (...) ».

Photo: Gérard Vandystadt - REGARDS DU SPORT- 30 Mai avec Federer
C’est évident, il n’y avait plus de place pour Christian PETIT. A cet endroit il y en avait 17 disponibles, au grand minimum.

J’ai des dizaines de photos semblables qui montrent que les arguments de la « commission » sont fallacieux et prémédités.
La commission des accréditations qui a volontairement réduit le nombre des photographes va très certainement s’appuyer sur ces places vides pour réduire encore davantage le nombre de photographes en 2011.
Voilà des années que je dénonce l’exclusion progressive des photographes français des grands événements sportifs.
J’attends toujours une réaction des syndicats de journalistes qui devraient être au courant de ce qui se passe.
Que les photographes soient des individualistes est un fait, mais les organisations syndicales ....... elles doivent défendre les principes, et le droit au travail en est un de taille.

Quand ils ont interdit ....
Quand ils ont interdit les auteurs photographes,
je n'ai rien dit.
je n'étais pas auteur photographe.

Quand ils ont interdit les photojournalistes indépendants,
je n'ai rien dit,
je n'étais pas photojournaliste indépendant.

Quand ils ont interdit les photojournalistes salariés,
je n'ai rien dit,
j'étais à l'AFP, à ABACA, à l'Equipe ....

Quand ils m'ont interdit.
Il ne restait plus personne pour protester.


Quelques statistiques.
Vous avez dit bizarre ?

- Au 12/06/2010 Roland-Garros sur le site Getty (photos datées 2010).
Getty + AFP = 10340 photos, dont... 6550 AFP, dont 1814... Jacques Demarthon/AFP (CQFD).
- Au 12/06/2010 Roland-Garros sur le site Getty (photos datées
2009)
Getty + AFP = 10107 photos, dont... 5835 AFP, dont 1492... Jacques Demarthon/AFP (CQFD).
- Total (toutes dates) des photos Roland-Garros de Jacques Demarthon/AFP sur le site... Getty/Banque US
Hellman & Friedman : 7494 (CQFD).
A ce niveau et au regard de tous ces chiffres, que pouvons nous dire sinon « intelligence avec l’ennemi » contre tous les photographes français et même davantage.










Photo: Daniel Castets - REGARDS DU SPORT

POUR ETRE TOUT A FAIT CLAIR
Ces 3 dernières semaines, j’ai eu de nombreux échanges avec des photographes et des iconos.
Cela me conduit à apporter quelques précisions:


Les iconos:
Beau métier incontournable ces 30 dernières années. On les voyait dans les agences le nez sur le négatoscope, cherchant la bonne photo.
Voué(e)s aujourd’hui à la disparition car remplacé(e)s par des stagiaires sous ou pas payés du tout à qui l’on demande de trouver gratuitement la plus belle photo du monde.
Loin de moi de penser que les iconos sont responsables des 60 % de photos pas signées ou signées DR des magazines TV qui étaient voilà 10 ans une ressource importante des agences photographiques. Loin de moi de penser qu’ils sont responsables des 30% de photos non signées ou signées DR des Magazines Français ayant pignon sur rue.
Une chose impensable voilà 15 ans. Comme tous salariés, les iconos sont aux ordres et font avec le budget qu’on leur donne.
Quant aux sites internet, le mot « icono » est aussi connu que le serment d’Hippocrate.

L’AFP (L’Agence France-Presse).
Loin de moi de penser que les photographes sont un tant soit peu responsables des différentes stratégies de la Direction de l’AFP. Depuis toujours ils défendent le statut de 1957 (voté à l’unanimité des députés) qui précise dans son article 2:

L’activité de l’Agence France-Presse est soumise aux obligations fondamentales suivantes :
1- L’Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d’influences ou de considérations de nature à compromettre l’exactitude ou l’objectivité de l’information ; elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d’un groupement idéologique, politique ou économique ;
2- L’Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance ;
3- L’Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l’existence d’un réseau d’établissements lui conférant le caractère d’un organisme d’information à rayonnement mondial.


Après avoir tenté voilà 3 ans la prise de contrôle par l’Etat, puis la constitution en société hybride (actionnaires+ Public) voilà que le nouveau PDG tente un tour de passe-passe en disant « je ne touche pas au statut de 1957 mais je crée une filiale par actions dans laquelle je transfère le personnel qui garde son statut ».
La ficelle est grosse, elle est perverse et très dangereuse et dans tous les cas contraire au statut de 1957. Contraire aux intérêts du pays.
Mais il paraît que Bruxelles n’est pas contente du tout. Une agence doit appartenir à des intérêts privés, rapporter des sous et les journalistes doivent dire ce qu’on leur dit de dire.
C’est quoi ce truc qui veut rester indépendant ? Des journalistes qui veulent se dégager des pressions politiques et économiques ? Manque plus que ça !
Alors Frédéric, toi qui as toujours voté à gôche .......tu vas finir par nous pondre une arnaque de droite ?
En fait, plus ça va et plus l’AFP devient un instrument stratégique pour la bonne et simple raison que les médias se contentent de plus en plus de pomper les dépêches.
Il suffit, pour s’en convaincre, de voir comment a été annoncé le dépôt de bilan de Corbis dans les grands médias français (Internet). C’est au mot près le « copier-coller » de la dépêche de l’AFP. Pas de réflexion et pas d’enquête. L’AFP a fait le boulot, on pompe et c’est tout.
On mesure là le poids de « la parole » de l’AFP en France et dans le monde.
Boloré, Lagardère, copains de qui vous savez, lorgnent sur ce magnifique outil pour s’en servir pour dans 2 ans.
La question qui tourne dans toutes les têtes avec cette affaire des photos sur Flickr, est « 
pourquoi l’AFP scie la branche en se compromettant avec Getty ? »
Une société en faillite, en redressement, vaut 100 fois moins cher qu’en bonne santé.
Facile et pas cher pour la récupérer. Il sera toujours temps de la remonter avec des aides de l’Etat, cela va sans dire. Et en plus le repreneur passera pour un sauveur.
Ce n’est que mon avis, mais je suis d’accord avec lui.
;-)

GETTY, n’est plus GETTY, c’est une banque !
Pour accroître son autorité, Getty est devenu le partenaire officiel du CIO, de L’AIPS (accréditations internationales) les sports pro (foot, rugby, basket, tennis, etc ..) mais aussi principal sponsor de ce qu’il y a de plus emblématique en France à savoir Visa pour l’image. Et comme tout bon commerçant, Getty ne donne pas son argent sans contrepartie. Et il en donne à tout (ou presque) ce qui touche à la photo. Et tout le monde est content qu’il en donne. Difficile après de dire que Getty « assassine » les photographes.
Comme chacun le sait Getty n’est plus Getty.
Getty n’appartient plus à la famille Getty.
Getty a été vendu à un fonds de pension américain Hellman & Friedman en 2008 pour la somme de 2,4 Milliards de dollars, c’est-à-dire à une banque. Rappelons aussi que cette vente a été faite après que l’action de Getty ait perdu 4 fois sa valeur initiale. On ne se débarrasse pas d’une entreprise rentable.
Un fonds de pension, c’est ni plus ni moins qu’une banque auprès de qui on place son argent afin qu’elle le fasse fructifier pour en retirer chaque année au moins 15 % de bénef.
Pour obtenir cette rentabilité, la banque est prête à prendre tous les risques.
C’est donc à une banque américaine à haut risque que l’AFP a lié son sort, son avenir.
Comment une agence de presse de la réputation de l’AFP, qui obéit à une éthique journalistique a-t-elle pu se mettre sous la protection d’un marchand de cartes postales qui n’obéit à rien, sinon à faire du fric à n’importe quel prix. Et on sait maintenant ce que cela veut dire et à quoi cela peut aboutir.
Je serais curieux de savoir combien Getty rapporte à l’AFP. Une chose est sure, les photographes et le réseau de l’AFP font le bonheur de Getty.
Je doute fort que l’opération soit rentable pour l’AFP en matière de vente de photos vu le prix auquel Flickr « vend » les photos.
Comment une telle entreprise n’a -t-elle pas été capable d’assurer sa promotion nationale et internationale de manière autonome pour, en fin de compte, se suicider avec un tel mariage.
Pourtant il y a tout ce qu’il faut à l’AFP en matière de compétences journalistique et technique. Il y a des gens qui en veulent et donc la question n’est pas « 
comment ont-ils pu ? » mais « pourquoi ont-ils fait cela ? ».

Pour le bien de la Nation, des Français, du personnel de l’Agence, des photographes,
l’AFP doit rompre.

L’AFP subit aussi la crise et manque d’argent. Il faut que l’Etat aide financièrement l’AFP car l’AFP est aussi vitale à la démocratie que l’électricité, l’éducation ou la santé.
L’AFP doit revenir aux sources.
L’AFP doit être une agence d’information, un point c’est tout.
Nul besoin de prendre des commandes et de faire du corporate, ce n’est pas son rôle. C’est celui des agences privées et des auteurs photographes.
Au contraire l’AFP doit renforcer son pool de photographes mais aussi s’ouvrir aux photojournalistes indépendants qui devraient l’alimenter en photos en lieu et place des amateurs et autres bidonneurs d’informations. Le journalisme, c’est une éthique qui ne se confie pas à n’importe qui.
Au lieu de mettre les photojournalistes au chômage (voir Roland-Garros) l’AFP devrait faire leur promotion et cela pour un bénéfice mutuel.








Photo: Daniel Castets - Corbis - La « naissance » de Corbis aux JO de Sydney - Sept 2000.

CORBIS-SYGMA JETTE L’EPONGE.

C’est un dépôt de bilan avec liquidation définitive.
Deux heures après avoir mis la Grenouille en ligne, l’un de vous m’informait de la communication de Corbis-Sygma adressée à ses clients:
« C'est avec regret que Corbis a été contraint de demander la liquidation de la société Sygma en France. Comme vous le savez, l'équipe de Sygma basée à Paris gère votre compte et vous fournit ses services de vente et d’assistance. Cet évènement peut donc affecter votre capacité à collaborer avec nous dans l'avenir.
À court terme, nous continuerons à vous servir comme d'habitude. L'entreprise passera ensuite rapidement sous le contrôle du tribunal, et celui-ci prendra les décisions qui s’imposent au cours des quelques semaines à venir.
Nous espérons vivement pouvoir poursuivre notre collaboration avec vous. Nous allons travailler avec le tribunal afin de pouvoir déterminer quelles sont les options envisageables. Nous continuerons à vous informer des décisions du tribunal en ce qui concerne l'entreprise Sygma.
Corbis a acheté Sygma en 1999 et avec cette acquisition, a hérité d’un grand nombre de contentieux. Corbis a investit des dizaines de millions d'euros pour tenter de résoudre les problèmes découlant de la gestion trop laxiste de Sygma de sa bibliothèque d’images. Nous avons investi près de 20 millions d'euros dans l’initiative de Préservation et d’Accès Sygma pour aider à améliorer la compilation, l’organisation et la protection de la collection. Malheureusement, en raison d’actions en justice et des jugements très lourds concernant les images manquantes de Sygma, perdues avant l'acquisition des archives par Corbis, nous avons été contraints de demander la liquidation de Sygma »
.

Ce communiqué ne le dit pas, mais il s’agit en fait d’une liquidation pure et simple qui a été déclenchée dans le plus grande discrétion par la Direction de Corbis.
Le tribunal a prononcé la liquidation le Mardi 25 Mai et les 29 derniers salariés sont donc licenciés.
Facile de faire porter les mauvais résultats de l’entreprise sur les photographes qui réclament leur dû à savoir d’être dédommagés pour les photos (leurs photos) qui ont été perdues par l’agence. Ca fait des années que la loi n’est pas respectée en matière de concurrence déloyale, de CPI (droit moral et patrimonial). Ca fait des années que les photographes n’ont pas les moyens de se faire respecter car il faudrait porter plainte en permanence. Ca fait des années que les diffuseurs profitent de la situation.
Le tribunal a décidé qu’ils n’auraient aucun dédommagement. C’est injuste. Ce sont encore eux qui payent les conneries de ceux qui ont perdu leurs photos.
C’est toujours le lampiste (le photographe) qui paye, celui qui est au bout de la chaîne.
Et en plus on l’accuse d’être la cause du dépôt de bilan et de la liquidation.
Le déficit de la France c’est de la faute de ces salauds de citoyens, non ?
C’est le même raisonnement. Cynique et mensonger.
Non, si Corbis a fait faillite c’est qu’il a été lui aussi victime de Getty qui a été plus prédateur que lui.
Corbis ne vendait pas assez de photos parce que Getty a piqué tout le marché.
Depuis que Corbis a racheté Sygma et Tempsport (un petit coucou à tous ceux de Sydney avec qui j’ai passé de bons moments !) toutes les années ont été déficitaires et Corbis a tenu grâce à la colossale fortune de Bill Gates.
Ne nous y trompons pas ce n’est pas seulement Corbis- Sygma qui est à terre, c’est Corbis qui a été battu par Getty.
L’année dernière Corbis a licencié la moitié de son personnel dans toutes ses agences et a fait des promos en baissant ses prix de 20%.
Il est évident que plus on baisse les prix (les recettes), plus il faut baisser les dépenses (licenciements).
Et donc, moins d’un an après, on vire tout le monde.
Je disais dans La Grenouille de janvier 2008 qu’on ne mettait pas deux crocodiles dans le même marigot et que l’on s’apercevrait un beau matin qu’il n’en resterait plus qu’un avec un gros ventre.
Voilà, c’est fait. Je vous conseille de la relire, c’est très instructif (et réconfortant) de voir que ce qu’on disait il y a deux ans était juste.
C’est là
Réconfortant, mais triste.
Et maintenant, « tous aux abris ».
Ca va tomber comme à Gravelotte en 2011 !

Frédéric, Frédéric, la sieste est finie !







DERNIERE MINUTE: « enfin ils bougent »

Le communiqué ci-dessous est signé par les organisations suivantes : SNJ – SNJ-CGT – USJ-CFDT – SJ-CFTC - UPP – SAIF – SCAM.

Une crise sans précédent touche actuellement les journalistes. Plus de 3000 emplois ont été supprimés en 2009 (soit l’équivalent de 8% des titulaires de la carte d’identité des journalistes professionnels) et les plans de licenciement se poursuivent sur un rythme identique en 2010.

Les reporters-photographes, permanents et pigistes, sont les premières victimes des politiques patronales. Les agences photographiques Gamma et Sygma-Corbis, entre autres, ont déposé le bilan et les plans de reprise ont envoyé quasiment tous les reporters-photographes vers le Pôle emploi.

En outre, les directions de nombreux médias demandent à leur service iconographie d’obtenir des visuels gratuits et, de fait, font une utilisation abusive et croissante des photos dites « libres de droits » ou signées « DR » (droits réservés). La recherche du moindre coût l’emporte sur la qualité du contenu informatif, qui s’en trouve donc appauvri. Enfin, les patrons de presse remettent en cause le statut de salarié des reporters-photographes en les précarisant et en utilisant le chantage à l’emploi. Ils diminuent le nombre de collaborations et pratiquent un « turn over » systématique.

Les syndicats de journalistes, SNJ, SNJ-CGT, USJ-CFDT et SJ-CFTC, l’Union des photographes professionnelles (UPP, ex-UPC), la Société des auteurs de l’image fixe (SAIF) et la Société civile des auteurs multimédia (SCAM) ont décidé de se rassembler pour alerter les citoyens et le gouvernement et proposer des solutions à la crise du photojournalisme.

Le ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, a confié à l’Inspection Générale des Affaires Culturelles une mission d’expertise à ce sujet. La lenteur de cette enquête renforce l’inquiétude déjà très importante de tous les reporters-photographes.

Les organisations signataires entendent se saisir de cette occasion pour mettre en lumière les responsabilités patronales dans cette situation et présenter des positions communes sur les différentes problématiques pour trouver des solutions pérennes à cette crise sans précédent, qui met en cause le droit à l’information du public.
Les organisations syndicales appellent les reporters-photographes à les rejoindre pour prendre part au sauvetage de la photographie dans les médias.

Le 28 mai 2010


Ce que j’en pense:
Un point positif, les syndicats se sont rencontrés et ont sorti un communiqué commun.
Cela sera t’il suffisant pour débloquer la situation pour que les propositions déposées de longue date par l’UPP auprès des parlementaires, soient adoptées ?
J’en doute fort.
Il ne suffit pas que les syndicats de journalistes fassent « tous ensemble » le même constat de la situation encore faut-il qu’ils fassent des propositions concrètes et prennent des initiatives de nature à rassembler tout le monde pour
agir. Pour agir.
Se contenter de sortir un papier « tous ensemble », c’est officialiser qu’on ne fera rien de concret « tous ensemble ».
Pour être encore plus clair, il ne sert à rien de s’unir pour ne rien faire, sinon, désespérer encore d’avantage les photographes.
Voilà comment je l’interprète, mais peut-être ne suis-je qu’un éternel râleur ?

Pour soutenir la proposition de loi 441 initié par l’UPP et la SAIF, c’est là dessous
http://petitions.upp-auteurs.fr/appel.php?petition=441









J’ai l’habitude de dire que « ça bouge toujours à OB », mais là, ça « s’agite sérieux ».




Objectif Bastille continue à innover et vient de mettre sur pied « Bastille ACADEMIE » dont le but est d’informer, d’initier les photographes à toutes les nouveautés en matière de photographie. Cliquez sur le logo.







L’appel du 18 Juin:
Non non, La Grenouille ne veut pas se faire plus grosse que le bœuf.
Un hasard si elle tombe le 18 Juin ?
Certainement pas. Les lecteurs de La Grenouille savent qu’elle ne coasse pas au hasard.
Il ne s’agit pas d’un cirage de pompes, le bœuf est à droite et la grenouille à gauche.
Il s’agit de saluer le Grand Charles et tous ceux qui ont résisté à l’envahisseur, qu’ils soient de gauche ou de droite.
J’ai toujours eu du respect pour les gens qui ne laissent pas monter sur les pieds, qui défendent des valeurs, honnêteté, éthique et courage.
Valeurs sans lesquelles on ne vaut pas grand-chose, on ne va pas bien loin, même si on devient vieux et riche.
“On finit toujours dans le trou, mon bon Monsieur”.
Ils agissent comme s’ils étaient éternels.
“Les cons” aurait dit le Général. Et d’ailleurs il l’a dit.
Il en a dit des choses intéressantes le Général, et en particulier:

“Ceux qui avaient à choisir entre leurs biens matériels et l’âme de la France, les biens matériels ont choisi à leur place.
Les possédants sont possédés par ce qu’ils possèdent 
».
C’était de Gaulle (A Peyrefitte)

Et plus on en a ....
Toute ressemblance .......
;-)
La Grenouille vous souhaite de bonnes vacances, s’il vous reste encore quelques sous ....