photo © Agence Vandystadt - Sylvie Chappaz et Gérard Vandystadt en 1985 à Val d’Isere.

NOSTALGIE.
C’était mieux avant !
Je sais, je sais, mon ami Alain va me téléphoner pour me remonter les bretelles, me faisant remarquer que depuis la nuit des temps tout le monde a dit que c’était mieux avant, tout simplement parce que c’est toujours mieux à 20 ans qu’à 60. Et pourtant.

J’ai acheté mon premier appareil photo reflex sous Brejnev. Mon ami Michel m’avait prêté un Miranda Sensorex équipé d’un 50 mm pour photographier le Kremlin et les belles soviétiques en maxiceintures.
Ce fut le départ de ma passion photographique. Aussitôt descendu d’avion j’ai acheté un Minolta SRT 101 car je voulais avoir un appareil a moi.
Cela fait donc 35 ans que je fais des photos. A l’époque on photographiait à la Kodachrome 25. Il n’y avait rien d’autre, si, j’oubliais la K64.
A l’époque les photographes professionnels gagnaient bien leur vie. La presse aussi. Les éditeurs aussi.
A l’époque, la photographie était rare. Allez donc photographier du sport à 25 ASA. Il fallait du matériel adapté, certes. Mais il fallait surtout un coup de main qui ne pouvait s’acquérir que par une pratique quotidienne car la mise au point était au bout des doigts. Il fallait aussi le talent. Il fallait un oeil.
Quand tout cela était réuni, il ne restait pas grand monde en capacité de sortir une trentaine de « plaques » par an, dignes d’être agrandies en 50 x 70 pour être exposées.
On ne pouvait que s’émerveiller devant une exposition de Gérard VANDYSTADT. On payait cher pour avoir une exposition de ses Kodachrome. Apres chaque exposition il avait gagné de quoi renouveler une partie de son matériel ou financer de nouveaux reportages.
35 ans après .... heu .... j’ai 35 ans de plus, et ce que je vois, ou plutôt ce que je ne vois plus, me désole.
Je vois mille fois plus de photos, mais je ne vois plus les trente « plaques ».
Je vois des centaines d’expositions, mais je ne vois plus l’Exposition.
Je vois des milliers de photographes, mais je ne vois plus Le Photographe.
Quand je fais le tour des auteurs photographes indépendants sportifs qui créent encore aujourd’hui et qui gagnent correctement leur vie, je ne vois plus que des « vieux » entre 40 et 70 ans.
Vous en connaissez des « pointures sportives » de moins de 40 ans qui vivent bien ? Moi, aucune.
Ceux qui ont essayé sont tous passés au people ou au news et la quasi totalité comme salariés.
Gérard VANDYSTADT était déjà une  vedette à 28 ans et à 62 il l’est toujours et même plus. Et c’est précisément pour cela qu’il est sollicité sans cesse par des marchands d’exposition ou d’initiatives diverses.
Oui mais .....



photo © Gérard Vandystadt - REGARDS DU SPORT - Visa pour l’image 2010

« LE DINER DE CONS »
Ci-dessous un exemple typique qui illustre bien la démarche d’un organisateur de rencontres photographiques pour lequel Gérard m’a autorisé à diffuser ce qui suit.


Proposition de Jean-Stéphane CANTERO (Directeur de MAP11) à Gérard VANDYSTADT

Bonjour,
Dans le cadre du festival nous vous avons contacté afin de participer à nos journées rencontres des vendredi 27 mai et samedi 28 mai qui se dérouleront à la FNAC et de rencontrer le grand public autour d’une discussion liée à l’image, la photographie.
 Je me permets de vous envoyer en PJ, les fondements de notre projet.
Nous souhaiterions fonctionner en plusieurs étapes avec vous si vous en êtes d’accord :
 1/ Nous souhaiterions recevoir votre portait et une bio rapide
2/ Nous définirons ensemble une thématique autour votre intervention, merci de bien vouloir me transmettre votre numéro de mobile.
3/ Nous reviendrons vers vous pour obtenir des informations afin de réserver votre hôtel et votre avion.
4/ Chaque intervention aura, si vous voulez, un support vidéo. Nous vous invitons à nous transmettre les images que vous souhaitez voir diffusées pendant la rencontre avec le Public. CD à envoyer à l’adresse  Agence Mise Au Point – 5 place Wilson – 31000 Toulouse
5/ le jour J, un animateur sera à vos côtés pour dynamiser la rencontre et la rendre conviviale.
6/ Il est possible d’organiser des séances de dédicaces, si vous le souhaitiez, après la rencontre. Merci de bien vouloir nous en faire part.
 A très bientôt, merci pour votre confiance,
Jean-Stéphane Cantero
Directeur


Réponse de Gérard VANDYSTADT à Jean Stéphane CANTERO (22/02)
Re-bonsoir,
Désolé pour le temps mis à vous répondre.
J'ai donc eu le temps de lire correctement et complètement votre proposition de collaboration ainsi que les réalisations et ambitions de votre festival :  MAP09, 10 et  bientôt 11...
Merci et... toutes mes sincères félicitations d'avoir pensé à la photographie de sport, et ainsi à travers elle de m'inviter à participer à ce 3ème Festival.
Le programme que vous avez envisagé me concernant, me paraît tout à fait réalisable.
Toutefois, je me dois de vous dire dès maintenant que je ne puis vous confirmer ma venue effective, sans qu'il ne soit auparavant intervenu entre nous l'accord financier concernant déplacement, prestation et présence à Toulouse.
J'ai bien noté que pour l'instant, vous preniez en charge avion AR et hôtel. je vous en remercie, c'est bien naturel.
Ma venue et mon travail dans le cadre de ce séjour à Toulouse, au sein du Festival, vous seront facturés eux 2000 € (HT), comme il se fait avec moi le plus simplement et habituellement, dans ce type d'intervention professionnelle et amicale.
Dès que cette question pratique sera réglée, je vous propose d'aborder rapidement ensemble les points et détails relatifs au projet en lui-même, auxquels vous faites allusion dans votre mail.
Dans l'attente de votre retour,
Bien cordialement,
Gérard Vandystadt.



Réponse de Jean-Stéphane CANTERO à Gérard VANDYSTADT (23/02).
Monsieur,
Merci pour votre mail et pour votre volonté de rejoindre les grands noms qui font de ce festival un moment unique pour les passionnés d’image.
Toutefois
nous ne rémunérons pas l’intervention des photographes et gens d’image. Nous prenons en charge le transport et l’hôtel ce qui est bien normal mais nous nous refusons à verser des frais.
A ce jour nous n’avions jamais eu aucune demande de ce genre, et vous avez pu lire les prestigieux invités que nous avons eus, et il m’est difficile de vous répondre par la négative.
Si toutefois une exposition médiatique importante et une rencontre avec le public vous intéresse nous restons disponibles pour en discuter en fonction des conditions mentionnées ci-dessus.
Cordialement,
Jean-Stéphane Cantero
Directeur associé.




Et enfin, l’ultime réponse de Gérard VANDYSTADT à Jean Stéphane CANTERO (24/02).
À savourer.
Bonjour Jean-Stéphane,
Merci pour votre réponse rapide à mon mail d'avant-hier soir.
Je veux vous faire part sans délai de toute l'admiration que celle-ci m'inspire. Car votre réponse est certainement à votre image, "extraordinairement moderne", formidablement actuelle, superbement "in". Bravo, félicitations, je sens bien que pour oser m'écrire ces choses comme vous le faites dans votre mail..., vous êtes parfaitement vous aussi en phase avec l'époque. Je veux parler de celle du "tout gratuit", ou du "pas cher du tout", surtout quand il s'agit d'avoir à payer le travail des photographes... 

Le sens parfait, et à la mode, de la bonne gestion d'entreprise de ce début de siècle numérique. Aujourd'hui, on apprend tout cela dans les "mauvaises écoles " de communication et de marketing ou bien sur le tas.

Comme en sport d'ailleurs, il y aura partout bientôt des compétitions inter-entreprises, inter-organismes privés et même étatiques, avec des podiums, des titres, des awards et des médailles, "Champion du Monde" de pigeonnage de photographes professionnels... (idem pour le pigeonnage des photographes amateurs bien sûr).

Votre retour de mail le dit clairement, je vous cite 
"nous ne rémunérons pas l’intervention des photographes et gens d’image. Nous prenons en charge le transport et l’hôtel ce qui est bien normal mais nous nous refusons à verser des frais. A ce jour nous n’avions jamais eu aucune demande de ce genre, et vous avez pu lire les prestigieux invités que nous avons eus..."

Jean-Stéphane, dans ce cas, pardonnez un instant mon penchant sûrement exagéré pour les choses de l'humour, mais dans votre expression,
"les prestigieux invités que nous avons eus"... , dans quel sens exactement dois-je comprendre votre évidente satisfaction ?

Je vous pose la question, car moi-même j'ai déjà été...
"eu" (et bien eu d'ailleurs), à plusieurs reprises... et toujours en tant que photographe et prestigieux invité ! 

Autres Festivals, autres expositions "formidables", et autres "présences de prestige", mais à l'arrivée ou plus exactement au retour le plus souvent, cet étrange sentiment de mal être qui vous envahit... Vous le savez certainement, beaucoup de photographes ressentent cela aujourd'hui, cette désagréable impression (et certitude) d'être le cocu
"prestigieux" de l'histoire... 

Une nouveau "Dîner de cons" en somme, version... photographes !

Quant à ma volonté 
"de rejoindre les grands noms qui font de ce festival un moment unique pour les passionnés de l'image", pouvez-vous comprendre et imaginer même un seul instant  dans votre tête de "jeune communicant",  que je n'ai absolument rien à cirer d'un type de musique aussi éculé, usé. Ca frise l'insulte... 

Je suis photographe, vous avez oui ou non besoin de moi pour que nous réalisions ensemble un "travail professionnel" sérieux, une prestation, une présence... dans l'intérêt très probable et même évident de votre entreprise et de votre festival. Je suis un pro et il est donc évident que ma participation a un prix, le mien, et que rien ne se fera jamais avec vous dans l'intérêt de votre seul business, sans la rémunération de "mon travail" par votre société ou par votre Festival. Comme le dit votre promo : rencontrer, partager et échanger, ben voyons ! Mais pourquoi donc à... l'oeil en ce qui me concerne ? Vous avez de beaux yeux !

Que je sache, vous êtes dirigeant d'une société commerciale : mise(au)point - Agence Conseil en Communication Evénementielle - Vous êtes créateur avec elle d'un Xéme festival photo : M(A)P à Toulouse destiné ici à une nouvelle clientèle d'amateurs photo (une toute nouvelle race de pigeons très prolifiques et bénéfiques pour certains nouveaux business). Vos partenaires depuis 2009 sont : Mairie de Toulouse - Région Midi-Pyrénées - La Dépêche du Midi - La Fnac - SFR Jeunes Talents - EDF - Flickr - Sud Radio - Laboratoire Photon - Gimn - Spot Image -  Etpa - Geo Magazine - Filmolux - Absolut Photo - Compétence Photo - Déclencheur - Fujifilm - Tisséo - Olympus - Croatie Tourisme, Picto Toulouse, Inconito, etc... N'en jetez plus, il n'y a là en effet que des organismes et sociétés philanthropiques, tout comme "mise(au)point" qui est la vôtre. Alors SVP, qui vous paye votre propre travail, qui défraye votre société, où sont dans tout cela vos intérêts de "commerçant(s)", et les miens par la même occasion ? 

Comment faites-vous pour "être dans la photographie" avec ce déjà 3ème Festival Toulousain 2011 et oser donner de lui et donc de vous l'image d'une telle vulgarité et d'un tel mépris avoué envers les professionnels de la photographie (*) ? 
"Toutefois nous ne rémunérons pas l’intervention des photographes et gens d’image".  Je suis alors tenté de vous demander... pourquoi cela envers et, spécialement, contre les photographes, et en vertu de quoi, puisque justement vous souhaitez attirer vers vous de grands noms, des "locomotives de la photo pro" dont vous avez bien besoin, pour vous aider à développer et à faire reconnaître votre Festival photo amateurs.

(*) Cela d'ailleurs en parfait copier-coller et à l'unisson des méthodes de bien d'autres Festivals de type Visa pour l'Image de Perpignan par exemple...

Non-paiement et non-défraiement de vos exposants et intervenants photographes ! My God, comment alors procédez-vous envers votre... plombier, votre restaurateur préféré, votre femme de chambre... Vous les invitez aussi à venir à Toulouse en avion ou en autobus avec l'hôtel du coin payé, ou bien vous ajoutez leurs logos sur vos affiches...? Savez-vous que la moindre starlette de la chanson et du sport, le moindre mannequin de renom, n'inaugure pas une crêperie ou ne participe pas à une soirée mondaine en bossant... gratis et sans qu'il y ait un partage de galettes ! Savez-vous qu'un Président de la République, qu'un député, qu'un directeur de société (comme vous), qu'un Président de multinationale ainsi que toutes les bonnes crémières de Toulouse sont eux aussi payés, rémunérés, défrayés dans leur métier. Seuls les artistes confirmés, les photographes de talent, qui de plus doivent être les plus reconnus possible, devraient faire exception à une rémunération à hauteur de leur valeur..., enfin, selon vous et de vos dorénavant très nombreux et amusants "clones communicants" du moment.

Aux artistes photographes, aux créateurs, aux photojournalistes... la "gloire et la misère", à vous et aux petits malins, dividendes et bénéfices ?

Vraiment et finalement, vous n'êtes pas si modernes que cela au fond, je vous trouve même plutôt ringards. Désolé, mais vous pratiquez en fait dans les affaires un système vieux comme le monde. Méthodes, trucs et astuces basiques que beaucoup d'entre nous aujourd'hui et partout appelons et désignons tout simplement et clairement : "vivre (et prospérer) sur la peau des autres"...  à peu de frais bien sûr !

D'autres, moins polis et plus directs, disent : 
"ils prennent les photographes pour des c...". C'est une évidence !

Allez désolé, Messieurs Jean-Stéphane Cantero et Pierre Garrigues (associés), vous m'avez déçu, je ne viendrai pas à Toulouse pour faire votre promo et votre communication gratis en tant que
"prestigieux" pigeon voyageur ! 

J'inviterai moi par contre, et bien volontiers, tous les grands et petits noms de la photo, avant qu'ils ne s'envolent pour se faire plumer à l'oeil vers tous les Festivals...(et Festi-veaux), M(A)P de Toulouse et d'ailleurs..., à bien relire le toujours moderne Jean de La Fontaine et spécialement quelques-unes de ses fameuses fables, "Le Corbeau et le Renard", "La Poule aux oeufs d'or", "Le Héron", etc...

A vous tous, flingueurs de trop de pigeons-photographes, mon salut.
Gérard Vandystadt



Ca fait du bien , hein ?
Moi, ça me fait du bien qu’un photographe prestigieux envoie sur les roses un organisateur prétentieux.
Organisateur d’exposition de rencontres en tous genres qui fait du fric, une fois de plus sur notre dos.
Que pourrais-je ajouter à ce que Gérard a très bien dit précédemment ?


Et oui, amis photographes, nous sommes les seuls à être plus pauvres après qu’avant chaque exposition, chaque prestation.
Pourquoi continuer ?
Ils veulent s’enrichir sur nos photos, d’accord, mais alors qu’ils payent pour voir.
La  professionnelle  se fait payer avant, non ?
Alors soyons pro.
Merde alors !


photo © Gérard Vandystadt - REGARDS DU SPORT - Visa pour l’image 2010

DE PLUS EN PLUS D’EXPOSITIONS:
Ils se sont donné le mot, « Exposons, exposons !».
Oui, tout le monde expose:

Des photos sur les palissades des immeubles en construction.
Des photos sur les murs des monuments en rénovation.
Des photos dans des couloirs aussi larges que des chiottes.
Des photos au bord de l’eau.
Des photos partout.

Des photos couvertes de poussières.
Des photos tordues par le soleil.
Des photos moisies par l’humidité.
Des photos trop prés, trop loin ou trop hautes.

Donc du n’importe quoi, du n’importe comment, mais l’important n’est-il pas de s’agiter dans tous les sens pour faire croire que ça bouge ?
- Il ne me viendrait pas à l’idée de déguster un premier cru dans un gobelet en carton.
- Il ne me viendrait pas à l’idée de fumer un havane en marchant sous la pluie.
- Il ne me viendrait pas à l’idée d’écouter Chaliapin dans le métro.
Pourquoi donc nous donner à voir des photos dans des conditions impossibles, sinon par facilité, incompétence, ignorance et pour certains par vénalité.
Tout cela convergeant vers la vulgarité.
ViSA POUR L’IMAGE reste un rare lieu où il est possible d’apprécier une photographie, bien encadrée à bonne distance permettant de créer une intimité propre à « rentrer dedans ».
Tout cela pour dire qu’une belle photographie, une belle exposition ne peut se suffire à elle-même. Il lui faut un écrin, une ambiance, une scénographie qui crée les conditions de l’apprécier pleinement.


Photo: Daniel Castets - REGARDS DU SPORT- Au jardin du Luxembourg

DEUX MISSILES POUR VISA POUR L’IMAGE.
Oui, une petite proposition qui, si elle était retenue pourrait redorer le blason de VISA POUR L’IMAGE et donc de l’ami Jean-François LEROY.
J’ai participé à plusieurs VISA. Mon dernier en 2005. Je l’ai vu s’affaiblir, et si Getty et l’ambassade des USA n’avaient pas mis au pot, je pense que VISA serait mal en point.
Des sponsors, il en faut, mais que Getty nous nargue avec son pognon alors qu’en même temps il nous assassine avec Flickr et ses autres microstocks qu’il rachète les uns après les autres pour bien diriger le marché, ça me fout en colère. Ça me révolte.
Mais je suis tout seul à être révolté. Bon non, nous sommes deux ou trois, peut-être. Plus que ça ? Ah bon ?
Je vais donc dans mon coin, je baisse la tête, je rase les murs.
Pourtant, je la vois la petite lumière au fond du trou qui me dit, continue, tu verras un jour, ils vont se réveiller ces cons de photographes !
En attendant qu’ils se réveillent je propose que VISA ne soit plus gratuit, mais payant pour les visiteurs.
Car pour nous, photographes, il est payant. Payant pour avoir le droit d’admirer le matériel des sponsors. Payant pour avoir le droit de visiter les expositions gratuites des confrères.


Photo: Gérard Vandystadt - REGARDS DU SPORT- Les sponsors à Perpignan 2010.

Les sous viennent de là. Ils sont distribués à tous ceux qui bâtissent VISA POUR L’IMAGE.
Tout le monde passe à la caisse. Oui, tout le monde sauf, sauf..... les photographes.
J’oubliais, il y a le prix pour les gagnants et aussi des « médailles ».


PLUS D’EXPOSITION GRATUITE !
OUI, JE PENSE QUE L’EXPOSITION GRATUITE RENFORCE LA NOTION DE PHOTOGRAPHIE GRATUITE
Pourquoi faudrait-il payer pour voir une expo à Pompidou, à Orsay, au Louvre et rien débourser à Visa?
Loin de moi l’idée de vouloir la disparition de VISA, au contraire.
Visa devrait être sponsorisé par le Ministère de la culture, mais que voulez vous, 1h de Mirage IV coûte 15000 €.
Un missile sol- sol coûte 350.000 €.
Le budget de Visa (Le Monde) voilà 5 ans, était de 700.000€, soit 2 missiles Sol-Sol.
On ne peut donner à tout le monde, c’est évident !

Ma réflexion est la suivante. Comment VISA pourrait créer un précédent pour aider les photographes ?
200.000 visiteurs (Le Monde) qui couchent, mangent, boivent, s’amusent à PERPIGNAN ça profite à l’économie.
Ca profite aux sponsors, aux organisateurs, en fait à tout le monde.
A tout le monde, sauf aux photographes.
Il en est ainsi de toutes les expositions qu’elles soient collectives ou individuelles.
Les photographes ne vendent pas davantage leurs photos lors des expos que dans les médias.
Et le sempiternel « ça va te faire de la pub coco » me donne des boutons car d’expérience inefficace et donc mensonger.
Il faut donc renverser la vapeur et pour cela il faut faire « péter une mine ».

Tout simplement en rémunérant tous les photographes qui exposent à Visa.
Tout simplement, en disant aux visiteurs que l’art ne peut être gratuit car ceux qui le produisent doivent manger (eux aussi).
Une place de cinéma, c’est 8 €. Une entrée au Louvre, c’est 10€. Une place de corrida, c’est 50€. Une place à Pleyel, c’est 40€. Un café, c’est 2€. Une dame pipi, c’est 1/2€.


Avec 1€, le visiteur a accès à toutes les expositions.

Bien entendu, la totalité de la somme récoltée serait reversée aux photographes.
Qui refuserait de payer 1€ pour voir toutes les expositions sachant que cet € permettrait de rémunérer des crève-la-faim ?
Qui ?
Ainsi, au lieu de communiquer sur le thème de la retouche des photos et de la preuve par le RAW qui n’en est pas une, chez Isabelle Giordano et autres émissions qui lancent Visa, Jean-François Leroy serait à l’origine d’une vraie campagne en faveur des photographes.
Un acte politique fort, une initiative concrète.

« 1€ pour les photographes » ça claque non ?

Je vois d’ici la banderole d’accueil à PERPIGNAN et le slogan sans cesse évoqué dans les médias.
Je vois la belle action de l’UPP avec
1€ rouge sur les chasubles jaunes, aux couleurs de l’Occitanie.

Cela ferait 200.000 € à répartir entre les 40 exposants et les photographes pros intervenants, soit 5000 € par « pros invités » à exposer ou à parler en public.

Une telle action pour dire à tous ceux qui veulent nos photos que le gratuit c’est fini.
Bien entendu, je fais cadeau de l’idée à Jean-François LEROY.
;-)


Nota:
Je lis toujours les Magazines avec plusieurs semaines de retard. Pourquoi ? Certainement parce que j’en ai trop à lire entre les revues photos, informatique, chasse, corrida, oenologie, infos ..
En fait je dévore mais le temps me manque pour dévorer à temps, j’ai donc toujours un temps de retard surtout quand il fait beau temps. Là, je deviens lourd !
Le Grenouille est terminée et je viens de prendre connaissance du bloc-notes de Jean-Christophe BECHET dans REPONSES PHOTO de Mars qui fait la même proposition que moi (ou moi que lui) à savoir de faire payer les visiteurs de nos expositions.
C’est assez drôle car j’avais cela dans ma tête depuis longtemps et c’est l’histoire de Gérard qui a été le déclencheur. Il y a quand même une grosse différence, il propose 50 cts.
Jean-Christophe, 50 cts, ce n’est pas bon car il faudra rendre la monnaie. Par contre, la pièce de 1€ est la plus utilisée, donc la plus facile à sortir de la poche.
Sa proposition du 1% sur la spéculation artistique est une excellente idée.
Lisez donc la page 143 et vous verrez que Jean-Christophe a beaucoup de points communs avec La Grenouille.
Si tous les journalistes des revues photos étaient sur la même longueur d’onde que Jean-Christophe, La Grenouille se sentirait moins seule.
Et en plus REPONSES-PHOTO raconte périodiquement les aventures de mon ami Eric BOUVET qui a fini par trouver les 200 € pour aller en Libye.







TEL PÈRE TEL FILS !
Ça fait un peu plus de deux ans qu’Alexandre VANDYSTADT accompagne son père Gérard sur les stades.
«
 Tu te rends compte, il est meilleur que moi à son âge et il vient de commencer ».
Premier concours photo
International, et hop, premier prix en sport.
Facile (...) avec un prof pareil !
;-)
Mais comme l'on dit aussi : "La chance n'est rien sans le talent et le talent n'est rien sans le travail"



Je ne peux que vous engager à voir les photos des gagnants.
Il y a de très belles photos.
On peut remercier Pascal QUITTEMELLE qui est à l’origine de ce concours européen.
http://www.photographiesdelannee.com/






Objectif Bastille communique qu’en raison de la catastrophe qui touche le Japon, il y aura des retards dans la livraison du matériel photographique.
C’est le cas du FUJI X100 qui devait être commercialisé fin Mars et qui ne sera disponible que fin Mai.







J’avais d’autres sujets à traiter pour cette Grenouille, mais je pense que cela aurait fait trop long.
Donc la Grenouille suivante paraîtra un petit peu plus tôt, avec les cloches.
A bientôt,
Daniel