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Photo © Daniel CASTETS - REGARDS DU SPORT - Contrejour.

L’ECOLO DES VILLES ET L’ECOLO DES CHAMPS !
Il y en a qui vont au psy deux fois par semaine; d’autres fument de l’herbe; certains font retraite chez les moines.
Moi, c’est la palombière.
Trois semaines dans les bois à regarder « le jour se lever » et « le soleil se coucher », cela laisse du temps à la réflexion, à la discussion.

Les sujets les plus passionnants furent la chasse, avant tout, la tauromachie, la musique, la politique et bien entendu la photographie.
Mettez quatre ou cinq chasseurs dans une palombière, le nez dans les nuages à ne voir passer que des buses, des grues et des pinsons, attendant impatiemment les vols de palombes, vous avez la garantie de vivre une pièce de théâtre que Pagnol n’aurait pas reniée.


Les chasseurs de chasseurs, bien entendu:
Le sujet favori est bien entendu les histoires d’écolos des villes qui débarquent tous les ans à la même époque pour entretenir leur fond de commerce en convoquant TV et journaux pour qu’on sache qu’ils sont là, prêts à chasser le méchant chasseur.
Cette année nous avons eu droit à un commando d’étrangers, dûment harnaché, bien décidé à la castagne. Monsieur le Préfet en était tout tourneboulé.
Savent-il que le droit de chasse a été acquis en 1789 et qu’il fut la première revendication des nécessiteux à la Constituante ?
Savent-ils que jusqu’à la Révolution, seuls les nobles avaient le droit de chasser et de posséder une arme pour s’assurer de leur domination?
Savent-ils que les chasseurs veillent à la bonne santé du gibier face à l’agriculture productiviste et ses produits chimiques ?
Savent-ils que les chasseurs payent de leur poche et de leur temps pour entretenir la flore et la faune ?
Ce que les chasseurs ne savent pas, par contre, c’est comment l’interdiction de la chasse pourrait sauver la planète des gaz carbonés ?


Le toro, incontournable:
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Photo © Daniel CASTETS - REGARDS DU SPORT - La corne.

Ce que les chasseurs ne savent pas, c’est comment l’interdiction des corridas va sauver la planète de la radioactivité ?
Ce que les chasseurs ne comprennent pas c’est pourquoi ces défenseurs des animaux les préfèrent emprisonnés dans des appartements surchauffés, dans des cages, exécutés dans les abattoirs, plutôt que combattant dans l’arène ?
L’aficionado aimerait voir souffrir la bête. L’aficionado serait cruel, méchant, pervers et ...... L’aficionado est bien entendu guerrier.
Au fait vous avez déjà vu des manifs d’écolos contre la guerre du Kosovo, d’Irak, d’Afghanistan, de Libye ?
Avez-vous vu des manifs d’écolos contre le nucléaire militaire ?
Et une daube de toro arrosée au Rioja ...... c’est autre chose que du Canigou et du Ronron !
:-))


De la musique avant toute chose:
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Photo © Daniel CASTETS - REGARDS DU SPORT - Tuba.

Eh oui, il y a les écolos des villes et les écolos des champs.
Vous les reconnaitrez facilement, l’écolo des villes est maigre et triste, l’écolo des champs est plutôt bien portant et joyeux.
Le premier mange des pouces de soja et boit de l’eau en bouteille en verre. Le second s’empiffre de canard aux navets arrosé de Pessac.
Le premier murmure Mimi Pinson, le second chante Carmen.
Sur cinq chasseurs, il y avait quatre musiciens, le cinquième étant néanmoins un virtuose du piano pour nous cuire rôts et sauces.
L’un avait perdu quelques dents et s’inquiétait de savoir comment il tiendrait le bec du saxo. L’autre avait une répétition qui s’avérait périlleuse.
Enfin tous avaient décidé de regarder la soirée de réouverture du Bolchoï sur Arte. Soirée accompagnée d’un « Grand Bas » de Mauleon.
Oui le chasseur est un écolo des champs qui préserve jalousement son territoire pour qu’il reste vivant et beau.
Non le chasseur, pardon, l’écolo des champs, ne rêve pas de conquérir le pouvoir politique, la nature lui suffit.


La politique, fatalement:
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Photo © Daniel CASTETS - REGARDS DU SPORT- Chabrot !

Périodiquement, les écolos des villes se mettent à gesticuler dans tous les sens, agacés par des champignons qui envahissent leurs zones érogènes.
C’est le rut de l’écolo des villes, toujours à la même saison, la saison des élections.
C’est là que les chefs écolos font commerce des voix des petits écolos des villes contre des sièges de députés. Et bien entendu le chantage consiste à échanger le capital idéologique accumulé (nucléaire, aéroport, autoroute, chasse, corrida, chienchien à sa mémère) contre des sièges bien confortables et bien payés qui assurent aux chefs écolos des villes un avenir pépère. Et si en plus, le chef écolo des villes arrive à cumuler les sièges de Maire et de Député (ou de Sénateur), c’est l’apothéose. Le chef écolo grossit, grossit, engraisse tellement, comme un ortolan, qu’on ne l’entend plus. Fatigué de ne rien faire, il laisse le soin à d’autre écolos des villes de défendre la cause des chasseurs de .... sièges et de portefeuilles. Sa seule préoccupation sera, une fois bien installé, d’être reconduit dans sont petit nid pour quelques années supplémentaires. C’est pour cela que de temps en temps il distribue quelques baffes aux jeunes chefs écolos des villes; lorsqu’ils risquent de remettre en cause le petit nid douillet du vieux chef écolos des villes. Non mais ...
N’oublie pas, petit écolo des villes, que la priorité c’est le siège, pas le CO2.
- « 
Tu te rends compte, les écolos font 5% dans les sondages, ce qui ne les empêche pas de vouloir imposer la sortie du nucléaire à 95% des Français, et cela au nom de la démocratie , c’est du terrorisme intellectuel ! »
Qu’ils soient de gauche ou de droite, les écolos des champs n’apprécient pas beaucoup les écolos des villes. Ils n’ont pas la même culture. Il n’y a pas d’herbe sur le périph. Il n’y a pas d’ours au Bois de Boulogne.
Qu’il soit de droite ou de gauche, l’écolo des champs n’aime pas Bruxelles. C’est un mot qui lui hérisse le poil.
- « 
Tu veux me dire pourquoi ces c.....s de Bruxelles nous interdisent de chasser l’ortolan, les palombes et d’aller aux corridas ? »
- « 
Tu veux me dire pourquoi ils nous font c...r alors que toutes ces activités sont créatrices d’emploi et apportent des sous à l’Etat ? »
- « Tu veux me dire, on gêne qui à s’amuser au fond des bois ? ».
- « 
C’est simple, leur but est de faire de nous de bons petits Européens et donc de nous faire abandonner ce que nous aimons pour nous faire aimer autre chose, la télé par exemple et aussi le béton. Ce que nous aimons, c’est notre culture, qui nous permet de savoir qui nous sommes, d’où nous venons et donc de garder le cap.
Pour faire de nous des bons « citoyens » inodores incolores et sans saveur qui disent oui à tout, ils n’ont d’autre solution que de nous couper de nos racines.
Car la seule façon de faire tomber définitivement un arbre, c’est de lui couper ses racines. Et nous on aime les arbres avec des racines
 ».
Il faut en avoir de bonnes et profondes racines pour résister au vent des idées dominantes et à la tempête des critiques.
- « 
Pas étonnant que Bruxelles finance à fond les écolos des villes, et d’ailleurs ils le leur rendent bien en votant tout ce qui passe au parlement, Maastrich, Lisbonne et tout le reste ».

L’éducation, obligatoirement.
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Photo © Daniel CASTETS - REGARDS DU SPORT - Pépé, elle est morte ?

C’est dans la palombière que l’écolo des champs élève les petits écolos des champs; prodiguant esprit d’indépendance et de tolérance.
C’est là qu’on fait les comptes du gibier prélevé et que l’on veille à ce qu’il en reste pour la saison prochaine.
C’est là qu’on planifie les travaux de nettoyage, de débroussaillage de la forêt, des fossés, des ruisseaux.
Il va de soi que l’écolo des champs fait tout cela, tous les ans, gratuitement, juste pour le plaisir d’être utile à tous.
C’est là que le petit écolo des champs apprend la météo, les saisons, la reproduction, la vie, la mort, tout simplement.
C’est là qu’il apprend que « 
beaucoup savent parler, bien peu savent faire ! »
Convivialité et douceur de vivre en pleine nature, à l’abri du bruit et des ambitions mortelles, telle est la tradition de l’écolo des champs.
L’écolo des champs ne va pas à la ville imposer sa façon de vivre à l’écolo des villes.
Qu’est-ce qui pousse l’écolo des villes à vouloir imposer ses vues à l’écolo des champs ?
L’écolo des villes détient-il la vérité universelle ?
L’écolo des villes est-il frustré de ne pouvoir vivre au champ ?
L’écolo des villes est-il jaloux de l’écolo des champs ?
Est-ce pour cela qu’il est méchant, agressif et autoritaire ?
Est-il tout simplement naïf ?
Est-ce pour cela qu’il refuse de partager le repas de l’écolo des champs ?
Pourtant il y a des aspirations communes entre écolos de villes et écolos des champs, ne serait-ce que sur l’avenir de la planète, la protection de la faune et de la flore auxquelles est particulièrement attaché l’écolo des champs car il y vit tous les jours dedans.
« 
Alors cousin, tu viens quand à la palombière ?
Si tu veux nous aider à sauver la nature, il y a du travail pour toi !
 »

La photographie, évidemment:
Picasso+-Taureau-Serie+Affiches

L’écolo des champs aime l’art et la technologie. Il chasse aussi les images avec son smartphone.
C’est sur mon iPhone que j’ai reçu le message de Christian concernant la décision de la cour de cassation de ne point reconnaître l’originalité d’une photographie et donc que la ville de Marseille puisse en user et abuser gratuitement.
S’ensuivit le communiqué pétaradant du SNJ, à la mesure de sa méconnaissance du dossier.
Voir
ici la juste analyse de l’UPP sur cette question.
La discussion fut passionnante et passionnée:
Comment un juge dont la mission est de faire respecter la loi pouvait-il s’arroger le droit de juger ce qui était une oeuvre originale ou pas, ce qui était artistique ou ne l’était pas ?
Ce qui était artistique devant être rémunéré en droit d’auteur conformément à la loi (CPI) ce qui ne l’était pas étant librement et gratuitement exploitable.
Oui mais, où commence l’Art et où finit-il ?
A la question, quel est le meilleur peintre du monde ?
Tous furent unanimes: Picasso évidement. Picasso qui a peint et dessiné les toros sa vie durant.
A la palombière tous sont aficionados. Les racines sont là, bien vivaces.
- «
Pourtant, Fragonard, Monet et beaucoup d’autres, très différents émeuvent tout autant ».
- « 
Non non, Picasso, c’est un coup de poing dans l’estomac, et pis c’est tout ».
La conclusion étant qu’il ne pouvait être question de classer les artistes et les émotions provoquées par leurs oeuvres.
La discussion fut tout autre sur le prix des peintures et des photographies.
- « 
Tu ne vas pas me dire que les 30 secondes et les cinq coups de crayon de Picasso pour dessiner le toro valent des millions d’Euros ? »
- « 
Si si, il lui a fallu 40 ans de travail pour arriver à ce résultat ».
C’est ça le travail d’un créateur, c’est ça le droit d’auteur. C’est le capital intellectuel, créatif accumulé, trituré, amélioré qui fait que cela parait facile, naturel et finalement émouvant.
Ce sont des dizaines d’années de galères qui accouchent un jour d’une peinture, d’une photographie, puis d’une autre et encore d’une autre ....
Pour ceux qui veulent en savoir davantage, c’est
ici

Vous allez me dire que tout ce je viens de vous raconter n’a pas grand-chose à voir avec la photographie.
Que viennent faire là, l’écologie, la musique, la chasse, la tauromachie et la politique ?
C’est chargé de tout cela, de toute cette culture, de ces traditions, de ces racines, qu’un photographe photographie.
Pour faire une bonne sauce, il faut un fond de sauce et ma culture est mon fond de sauce.
Sans fond de sauce, un homme n’est rien, il ne peut rien dire. Et une photographie doit dire quelque chose de compréhensible, encore faut-il que le photographe puisse parler.
S’il a choisi d’être indépendant, même s’il n’arrive pas à en vivre, c’est justement pour pouvoir photographier librement ce qu’il veut, quand il veut, comme il le veut.
C’est aussi pour cela que le photographe indépendant est un empêcheur de tourner en rond.
« Le premier qui dit le vérité, il doit être exécuté » (Guy Béart)
« Quand j’entends le mot culture, je sors mon révolver » (Un copain d’Adolf)

Et .....le sexe alors ?
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Photo © Daniel CASTETS - REGARDS DU SPORT - fantasmes.

J’ai failli oublier le sexe.
L’écolo des champs ne court pas après les sous. Il n’est pas attiré par le pouvoir, il reste donc le cul. C’est évident.
La réputation du chasseur est très grandement surfaite à ce sujet, surtout celle du chasseur de palombes, absent du matin au soir de la maison pendant trois semaines.
Il prend soin de vérifier, très souvent, si ses copains des palombières à l’entour sont eux aussi « au pit ».

Car, qui va à la chasse .....
L’écolo des champs, toujours aux aguets, tressaille au moindre bruissement de feuilles. Une « chercheuse de champignons » peut-être ?






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Photo © Daniel CASTETS - REGARDS DU SPORT - Steve Jobs.

« SALUT L’ARTISTE ! »
je sais, il est de bon ton de dire que « personne n’est irremplaçable ».
Si, il y a des gens irremplaçables: un père, une mère, une épouse, un frère, un enfant.
Pour le reste, tout le reste, on peut le dire, et encore...

Pourquoi certains hommes sont fascinants et d’autres pas ?
Pourquoi certains hommes sont capables de vous entraîner en enfer alors que d’autres ne vous feront jamais décoller le cul de la chaise.
Tout simplement parce qu’ils ont une capacité à convaincre que l’herbe est plus verte ailleurs.
Ce n’est pas parce qu’on est chef ou patron qu’on est convaincant. En d’autre terme, ce n’est pas la fonction qui convainc, c’est la passion qui anime l’homme, l’homme qui agit.
Oui qui agit, car il y a les beaux parleurs, virtuoses du verbe et de la syntaxe, qui parlent, qui parlent, qui parlent ...... qui ne font que parler.
Vous les voyez tous les jours à la TV, toujours les mêmes, capables de se contredire avec grand talent et force conviction.
Ces prestidigitateurs arrivent même à faire dire à Mme Michu: « 
T’as vu il parle bien, je vais voter pour lui ! »
Sur Steve Jobs, sont sans cesse revenus les mêmes qualificatifs. Les journalistes ont fait comme d’habitude. Ils ont pompé les actus du Monde sur leur iPhone et ont fait un copier-coller. Pourquoi « se casser le cul » ?
« Génie de l’informatique, visionnaire, roi du marketing ». Un ramassis de clichés faciles et condescendants.
Comme d’habitude ils vont au plus vite. Comme d’habitude ils racontent ce qui les arrange. Comme d’habitude, de l’info fabriquée par des gens qui parlent de ce qu’il ne connaissent pas.
Le furoncle fessier a la vie dure. Il faut vraiment « s’arracher » pour en venir à bout.
D’autres, tellement minables n’ont pas hésité à évoquer la vie privée. Des charognards sur une carcasse.
Ils n’ont rien trouvé pour détruire l’homme public, et pour cause; donc ils ont fait les poubelles.
C’est plus fort qu’eux, c’est dans leur nature. Fabriquer et publier du remarquable pour se faire remarquer; peu importe si c’est vrai ou non.


La démocratisation de l’informatique:
C’est en 1968 que j’ai vu mon premier ordinateur. Enfin, c’est comme cela qu’on l’appelait. Je m’y promenais tous les jours dedans. Il faisait 40 mètres de long et 20 mètres de large. On y était bien car la température était maintenue à 20°C. Cet ordinateur « surpuissant », pilotait le réacteur nucléaire de la Centrale de Saint-Laurent des Eaux A.
Surpuissant il était, mais quand même moins puissant que mon iPhone.
Voilà résumé 1/2 siècle du génie humain.
En même temps sont arrivés dans l’industrie, les premiers PC; aussi gros qu’une machine à laver surmontée d’un micro-ondes et bien entendu inutilisable si on n’était pas informaticien.
L’informaticien, la nouvelle race dominante d’individus en blouse blanche, imbue de son pouvoir, seul capable de déchiffrer les écrans verts.
Il fallait voir comment « ils se la pètaient ». Les cons!
C’est là que Steve Jobs a tout changé. Il a fait descendre les prétentieux de leur piédestal en proposant des petites machines utilisables par tous et cela sur la table du salon.
Du coup mon aversion pour l’informatique s’est transformée en passion dévorante pour la pomme et donc pour celui qui fut à l’origine de ce petit miracle.
Le premier Mac que j’ai eu entre les mains, c’est une copine qui me l’a apporté en Juillet 1993 pendant la convalescence de mon premier pet à la pompe.
- «
Je t’ai installé Photoshop 1. Tu verras, ça va te plaire ! »
- « 
Ah bon, ça sert à quoi ? »
- « 
Surprise !»
La surprise fut de taille. Il y avait des photos et je pouvais les modifier. Je pouvais faire en une minute les retouches qui demandaient des heures de tâtonnement dans mon labo, les mains dans la soupe.
La question, était: « comment faire rentrer mes diapos dans ce truc ? »
La réponse la moins chère était le scanner Nikon LS35-AF utilisé par les photograveurs, métier aujourd’hui disparu. Je l’ai trouvé d’occasion à Bruxelles pour 30.000fr.
A partir de ce moment-là, j’ai fait le grand saut. Ma collection de fusils, vendue, je me suis équipé en Mac portable couleur, le 240C chargé jusqu’à la gueule de 14Mo de RAM et d’un disque dur qui ne contiendrait aujourd’hui que 2 photos RAW de mon X100. Un Power Mac blindé de 32 Mo de RAM et qui, à l’époque, tournait comme un fusée et qui a fini à la poubelle 3 ou 4 ans plus tard.
Ca y était, je transformais mes diapos en fichier numérique, je les retouchais et mises sur un Syquest, je les portais à l’imprimeur qui, fou de rage, me qualifia de voleur et d’incompétent.
En fait, je lui faisais perdre 700f par photo, c’est-à-dire le prix d’un scan. Et bien entendu cela ne me rapportait rien car l’éditeur ne rémunérait pas mon travail supplémentaire. C’était lui le bénéficiaire de la chose.
C’est là que j’ai commencé à mesurer ce qu’était une révolution technologique.
Et cela ne faisait que commencer car l’étape suivante était l’arrivée d’Internet, c’est-à dire-l’arrivée des tuyaux qui permettaient de faire circuler les photos à toute vitesse autour de la planète.
C’est chez Francenet, du côté du pont de Bir-Hakeim (salut Luc) que je suis allé, début 94, paramétrer mon premier modem. Je pense pouvoir dire qu’à cette époque je devais être le seul photographe indépendant sur la place de Paris à être capable d’envoyer des photos. Mon problème, c’est qu’à ce moment là, pas un seul journal ou Magazine n’était en capacité de les recevoir.
Au festival de Cannes de 1995, j’envoyai ma première photo de Sharon Stones avec mon téléphone portable Nokia 2110 et cela au grand étonnement de Daniel Angeli, le pape des paparazzi.
Seule Reuter’s avait une longueur d’avance en la matière et c’est avec Jacky et Malory que nous avons conçu la première valise numérique équipée d’un Powerbook, d’un scanner Nikon LS1000 et d’un modem Motorola Codex. Les photographes américains furent frappés de stupeur par la « valise Bastille » lors des JO d’Atlanta. Les Frenchies leur avait damé le pion.
Cette époque était formidable, car tout était à inventer et le sous-sol d’Objectif Bastille servait de laboratoire aux aventuriers du numérique.
A cette époque-là, seul le Mac portable d’Apple était capable à la fois de scanner et d’envoyer les photos.
C’est à partir de là que j’ai commencé à regarder Apple et donc Steve Jobs avec admiration.
Viré par le Conseil d’Administration car jugé farfelu et trop attaché à l’esthétique, Steve Jobs a été rappelé en catastrophe pour remonter la boîte qui produisait des imitations de PC qui avaient des difficultés à fonctionner.
Pour Steve Jobs, la première condition était que l’ordinateur soit beau. La seconde qu’il soit facile à utiliser.
Un des slogans en vogue à l’époque: « 
Avec un PC tu fais de l’informatique, avec un Mac tu travailles ».
De l’ordinateur portable à l’iMac en passant par l’iPhone ou l’iPad, tout est beau, et cela du fait de la créativité et de la volonté farouche de Steve Jobs.
Steve Jobs était avant tout un artiste.






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Photo Canon

Canon EOS 1DX:
A ceux qui m’ont demandé pourquoi je n’allais plus au salon de la photo, j’avais répondu que tout était sur Internet plusieurs semaines avant le salon et que le seul intérêt était de boire un coup entre copains, chose que je fais à chaque fois que je vais à Objectif Bastille.
Voilà que Canon confirme bien mon analyse.
Canon a soigneusement attendu que le salon de la photographie ferme ses portes pour annoncer la sortie de son nouveau boîtier le 1DX.
Autrefois les pros ne manquaient pas un seul salon pour y voir le nouveau matériel.
On louait une grosse Volvo à 4 photographes et on roulait à 200 Km/h pour arriver à Cologne avant l’ouverture des portes.
En ce temps-là, on ne payait pas les excès de vitesse et Leica faisait des petits cadeaux de prestige à ses clients pros.
Le bon temps ....
Aujourd’hui les constructeurs de matériel ciblent l’amateur argenté qui rêve de devenir pro et qui alimente Flickr et fotolia.
Ils sont plus nombreux et plus riches que les pros. C’est vrai pour les expos, festivals et salons, tous dirigés vers le client amateur; les pros ne servant que de faire valoir pour faire rêver à l’innaccessible étoile.

J’ai reçu l’info de Canon Europe le 17 octobre en même temps que tous les canards spécialisés et les revendeurs.
Canon, comme Nikon, ne fait plus confiance à la presse pour diffuser la bonne parole. Il préfère tout maitriser et annoncer directement auprès des utilisateurs.
Donc un nouveau boîtier que Canon présente comme le remplaçant des deux précédents à savoir le 1D Mark IV et le 1DS Mark III.
Tout le monde attendait le 1DS Mark IV.
Soyons sûr qu’il fera des photos meilleures que tous ses prédécesseurs. Canon a pris la bonne décision en passant au capteur full frame car cela lui permet de faire un pixel plus grand que ceux des Mark IV et DS Mark III. Donc moins de bruit et une sensibilité accrue.
A l’évidence ce boîtier à 12i/sec devrait être destiné au reportage et au sport, même si le capteur est un 24x36mm. Néanmoins je ne vois pas pourquoi il ne serait pas utilisable en mode ou en studio car le seul fait d’améliorer la qualité du pixel est un plus pour obtenir plus de nuance dans les tons chairs et donc obtenir un meilleur modelé.
Le rapport 1/1,3 du Mark IV n’est pas à regretter car au bout du compte la meilleure qualité du fichier du 1DX, ajoutée aux pixels supplémentaires permettront des recadrages intéressants.
Il sera disponible en Avril 2012. Le prix n’est pas encore connu mais il devrait logiquement se situer autour de 5000€.
Pour en savoir plus, c’est
ici
Il sera en chair et en os chez OBJECTIF BASTILLE le 8 Décembre prochain lors de la journée porte ouverte Canon.

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Canon C: Prévu pour dans un an et déjà dans les cartons. Il devrait être la bombe pour les adeptes de la vidéo mais aussi de la photo.
ll aura le look d’un 1D traditionnel avec un capteur 24x36 et fera de la video en 4K, soit 8 fois plus définie que la HD. Ca promet pour le poids de la photo.



Le marché de l’occasion chamboulé.
Fut un temps, celui de l’argentique, où avec mon copain Stan, on faisait la virée des revendeurs photos parisiens, histoire de dégoter une belle occase. Il y avait profusion de boîtiers et d’objectifs. On revenait toujours chez nous avec une « bricole ».
Il y a encore quelques mois, les vitrines étaient pleines de boîtiers numériques, sans compter ceux qui attendaient dans l’arrière boutique.
Aujourd’hui, allez faire un petit tour à Objectif Bastille pour acheter un boîtier ou un objectif d’occasion Nikon ou Canon. Il n’y a plus rien, « queue dalle ».
Les photographes n’ont plus les moyens d’acheter du neuf, ils ont raflé toutes les occasions, et lorsqu’ils ont un boîtier qui leur convient ils le gardent jusqu’à la panne fatale.
Pas un seul 5D. Pas un seul 5DII, pas un seul MarkIII pourtant décrié. Pas un seul Mark IV. Même chose chez Nikon.
L’arrivée du nouveau Canon 1DX va certainement relancer le marché de l’occasion.
Chez Canon le 1DS Mark III n’est plus commercialisé et le 1D MARK IV est en fin de vie jusqu’à épuisement des stocks.
Donc si vous voulez acheter une occase, vous avez intérêt à vous mettre sur le liste d’attente immédiatement.
Vous trouverez
ici le tableau actualisé (avec les prix) des boîtiers actuellement en vente à OBJECTIF BASTILLE.




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« Ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie ! »
Une petite vidéo comme vous les aimez.
Mon ami José, photographe, chargé d’une forte culture espagnole, vient de passer quelques jours avec les indignés de Madrid.
Il y va une fois par mois pour voir, photographier, et comprendre ce qui se passe là-bas.
Il y était pour les élections du 20 Novembre.

« Ils sont persuadés qu’il ne s’agit pas d’une crise due à un dysfonctionnement du système mais d’une escroquerie montée de toute pièce par les banques et notamment par Goldman-Sachs.
Les trois derniers coups de maître de Goldman-Sachs étant d’avoir viré le patron de la BCE, le premier ministre grec et le premier ministre italien et de les avoir remplacés par trois anciens dirigeants de la banque (Goldman-Sachs).
Ils veulent piller l’Europe. Ni plus ni moins. Ils veulent obtenir en temps de paix, les mêmes résultats financiers qu’en temps de guerre. C’est donc une escroquerie approuvée par les gouvernements et appuyée par la presse 
».

Voilà le verdict des indignés espagnols. Il est évident que mon copain José pensait la même chose car ses photos étaient empreintes de cette idée.
Finalement, on photographie ce que l’on est.

Vous trouverez donc ci-dessous, une petite vidéo, réalisée par Jean-Luc LEON, qui, comme les précédentes n’est jamais passée à la TV française.
Là encore vous allez avoir un choc.

C’est ici.
A noter que ces 3 banquiers sont membres de la Bildelberg et de la Trilatérale. Vous savez le truc que nos grands journalistes ne connaissent pas.

BILDELBERG, « ça commence à chauffer ! »
Non vraiment nos glorieux journalistes ne sont pas curieux de savoir qui prend les décisions et par qui sont-elles appliquées.
Que la majorité de nos hommes politiques, parmi lesquels La Bildelberg choisit les futurs dirigeants du pays, fassent les morts sur ce sujet est logique.
Que ceux dont la mission est précisément de dénoncer les magouilles et donc d’informer le peuple fassent de même, l’est beaucoup moins.
La chose devient tellement évidente qu’un député européen britannique a osé poser la question devant la Commission Européenne.
Il attend toujours la réponse.
C’est
ici