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Photo: Daniel Castets - REGARDS DU SPORT- Bécasse au capucin.

« QUE SOUM PECS ! »
De retour en forêt de Fontainebleau, La Grenouille change de peau.
Là, plus question de faire ripaille. Régime sec, pluie, encombrements et emmerdements.
La tension remonte et le cholestérol diminue.
Le tout est de savoir si la tension est plus dangereuse que le cholestérol ?
Je suis persuadé que oui !
Pour répondre aux incultes qui ne connaissent que le bio:
La cuisson au capucin consiste à finir de cuire la viande, surtout le gibier, en l’arrosant délicatement de gras de jambon liquide. Le gras étant, comme chacun le sait, le plus goûteux du jambon.
Pour transformer ce gras de jambon solide en gras de jambon liquide on le met (le gras de jambon) dans le capucin chauffé au rouge; et là, le miracle, le spectacle, le bonheur.
Le capucin étant un cône en « ferraille à ferrer les bourriques » soudé au bout d’un long manche, lui aussi en ferraille, terminé par une virole en chêne pour ne pas se brûler les mimines.
Bien entendu, il faut être trois pour procéder à la cuisson.
- Le premier tient le capucin et arrose les bécasses.
- Le second alimente le capucin en jambon.
- Le troisième tient la bouteille pour refroidir les deux premiers.
- J’oubliais le quatrième qui fait la photo, et qui a chaud aussi, évidemment.
Celui qui n’a pas mangé une bécasse au capucin ........
« Même ceux du FOUQUET’S, n’auront jamais ça ».
C’est parti !
Qu’est-ce qu’on fout ici et pourquoi y sommes-nous ?
Pourquoi certains s’emmerdent comme des rats morts au pied d’un arbre ?
Pourquoi d’autres passeraient leur vie au fond des bois ?
Qui sommes-nous ?
Certains sont poussés à la réflexion par leur psy, d’autres par leur confesseur; nous, c’est le Haut Médoc.
La réflexion des quatre chasseurs philosophes, ripaillant à la « palombière des 3 glands » fut profonde et la conclusion sans appel:
- « Que soum pecs ! ». « Nous sommes tous fous ».
- « Oui papa ! »
;-)

« Les photographes sont des terroristes ! »
Avachis au fond d’un fauteuil confortable, la tête en arrière, le verre en avant, à l’abri du vent et du froid, devant une assiette de crêpes ruisselantes, deux vieux photographes et un jeune con.
« Le photographe, c’est celui qui voit des choses que les autres ne voient pas » :
C’est re-parti !
Il y a ceux qui ne regardent rien.
Il y a ceux qui regardent et qui ne voient pas.
Il y a ceux qui regardent en cherchant à voir et qui y arrivent de temps en temps.
Il y a ceux qui regardent et qui voient tout, les photographes.
Il y a ceux qui voient sans regarder, les aveugles.
Ils voient tellement de choses, qu’ils en sont malades, les photographes. Ca les prend aux boyaux et à la tête. Ca les rend « fous » (eux aussi).
Une folie qui les conduit au terrorisme.
Un terroriste, c’est celui qui fait péter des bombes.
C’est quoi une bombe ?
C’est de l’explosif et un détonateur.
Un explosif:
- 6 millions de salariés français ( soit 1/4 des salariés) gagnent moins de 750 € par mois. Chut ....
Un détonateur:
- PPDA gagnait 80.000 € (sans les primes) par mois comme journaliste à TF1 pour nous dire que les pauvres n’existent pas. Chut ....
Ca, c’est une « bombe ».
Le photographe, hypersensible, fragile, intransigeant, déterminé, est un obsédé de la bombe. C’est plus fort que lui.
Mais attention, le photographe ne fabrique ni l’explosif ni le détonateur.
Ce sont les gens de pouvoir qui les fabriquent, les bombes, et les artistes qui les font péter.
Le talent, c’est la capacité du photographe à rendre compréhensible par une seule photo la réalité d’une situation, et que cette réalité reste gravée comme une obsession. Gravée comme une explosion.

« Le poète a dit la vérité, il doit être exécuté ! » (Guy Béart)

Au fait, vous trouverez des voleurs sur fotolia ou sur flickr, mais pas de « terroristes ».
:-)




Gris2
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Photo: ?????? - Sumatra 26 Décembre 2004 ?

LA TREIZIEME PHOTO.
Cette photo vient de faire son apparition en France. Elle est la treizième photo d’un .pps (PowerPoint) qui rassemble une sélection de photos, parmi les plus fortes de ces 50 dernières années.
Ce pps mérite d’être vu car certaines photos ont pesé lourd sur les décisions des politiques.
Je connaissais les 12 premières, je ne connaissais pas cette treizième photo, non signée.
Selon le pps, elle a été prise le 26 Décembre 2004 à Sumatra. Vous vous souvenez certainement du tsunami.
Cette photo est superbe: cadrage, couleur, point de vue, instant décisif.
Cette photo fait peur.
Si on ajoute à cela que celui qui a fait clic a très certainement été englouti par la vague ....
Oui, cette photo vous prend aux tripes.
Elle restera gravée pour toujours dans ma (votre) mémoire.
A l’inverse de nombreuses vidéos que nous avons vues à la TV et dont il ne me reste rien, cette image fixe est indélébile.
Indélébile comme « Le baiser » de Doisneau, comme la petite vietnamienne brûlée par le napalm des bombardiers américains.
Indélébile comme « Guernica » de Picasso ou la Joconde de Léonard de Vinci.
Oui, seule l’image fixe, la photographie, la peinture, reste « imprimée » dans notre mémoire.
C’est là, la supériorité de la photographie sur tout ce qui bouge, sur la vidéo qu’on veut nous faire avaler à tout prix.
La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie (Milan KUNDERA).

Cette superbe photo a fait le tour du monde ces 7 dernières années.
J’ai trouvé cette photo 76 fois sur le net, jamais signée.
Quant aux publications papier, impossible de savoir.
Elle a illustré des sites d’information sur les tsunami, des sites religieux pour démontrer la puissance de Dieu, des sites de géologie pour illustrer les conséquences d’un tremblement de terre, des sites de philosophie pour montrer l’impuissance de l’homme face à la nature.
Bien évidemment personne n’a vérifié l’authenticité de cette photo, car le photographe a disparu. C’est évident.
Et lui seul pourrait l’authentifier.
J’ai été pris d’un petit doute. Pourquoi n’ai-je jamais vu une photo aussi forte, aussi étonnante, alors que je connaissais les 12 autres ?
Comment, à partir de l’appareil photo, de la carte flash, identifiés tous deux par un numéro de série, personne n’a essayé et pu trouver le propriétaire ?
Bizarre, car une telle photo vaut de l’or.
Qui cherche trouve et comme « les experts », je me suis mis à faire les poubelles.
C’est bien connu, dans les poubelles on trouve tout, ou les restes de tout.
Il ne m’a pas fallu longtemps pour trouver le photographe.
Et j’ai trouvé où ce grand photographe ?
Hein, je l’ai trouvé où ?
Sur flickr, bien entendu.
C’est le « photographe » Vishi Kuruganti qui a mis cette photo en vente sur flickr.
Vous connaissez flickr, la grande agence (...), ce truc américain qui publie les photos de Getty et de notre ex « AFP nationale (?).

Flickr 1

Vous connaissez le professionnalisme de ce microstock qui n’a que faire des lois françaises ?
Il faut être complètement fou pour mettre une photo d’une telle valeur, et là je parle d’une valeur commerciale, sur un microstock où n’importe qui peut la piquer ou l’acquérir à vil prix.
Mais alors, le photographe n’aurait pas été emporté par la vague ?
Un sacré nageur notre Vishi Kuruganti !
J’ai donc continué à chercher sur google pour voir à quoi ressemblaient les habitations de Sumatra, car celles de la photo me rappelaient davantage le style des villages australiens visités lors des JO de Sydney. Il ne manquait que les chevaux attachés devant la porte.
Les habitations de Sumatra n’ont vraiment rien à voir avec celles de la photo.
Et d’ailleurs la photo n’a jamais été prise à Sumatra.
j’ai fini par trouver le pot aux roses et donc le vrai photographe, qui d’ailleurs n’a pas été englouti par la vague.
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Photo © Denis COUCH - Griffith (Australie) le 12 Novembre 2002.

Le vrai photographe s’appelle Denis COUCH.
Il a pris cette photo le 12 Novembre 2002 dans la ville de Griffith (Australie) touchée par une tempête de poussière.
Cette photo a été publiée le lendemain par le « Sydney Morning Herald », sous le titre « Front brings dust from the west ».
J’ai aussi retrouvé la photographie originale qui a été faite avec un appareil photo numérique, le KODAK DC5000.
Kodak DC5000
J’ai même trouvé le numéro de téléphone de Denis COUCH, au cas où les médias voudraient lui payer son dû.
Là, faut pas rêver !

La morale de cette histoire, la rirette, la rirette ....
- Une photo non signée ou DR doit être par principe considérée comme suspecte.
- Un photographe qui vole et qui maquille la photo pour la vendre à son compte.
-
flickr, microstock américain qui diffuse la photo d’un escroc.
- Des médias qui achètent n’importe où pour faire n’importe quoi avec une photo de n’importe qui.

Vous trouverez ce pps ici





Gris2
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Photo © Mario FOURMY - ABACA PRESS - Le porte conteneur Christophe Colomb
Voir CAPITAL de Mars 2011


LE POMPON. THE VINNER IS ........
Mon ami Mario a fait un reportage sur l’épouse, artiste, d’un ex-premier ministre.
Ces photos sont déposées en agence, une vraie agence.
Cette dame aime plus particulièrement une photo, qu’elle souhaite voir utiliser dans un dossier en cours de fabrication par LE PARISIEN. Dossier intitulé « 30 propositions pour changer la vie des femmes, le nouveau manifeste des femmes en 2011 », dont la parution est prévue pour le 8 Mars (journée de la femme).
Mario envoi un mail au PARISIEN pour lui demander de bien vouloir récupérer cette photo auprès de l’agence SIPA. Il ne s’agit là que d’un souhait. Un souhait pour faire plaisir à une charmante personne, artiste, comme lui. Rien d’autre, sachant que LE PARISIEN est libre d’accéder ou pas à ce souhait. Après tout c’est lui qui paye les droits d’auteur à Mario.

La réponse du PARISIEN, par la plume de la rédactrice chargée du dossier, est immédiate:
« Merci pour votre envoi. Quant aux photos, nous ne prenons que des photos DR pour ce dossier.
Merci, bien cordialement ».
CG


Une réponse comme celle-là vous laisse sans voix.Si l’on peut dire, car l’ami Mario n’a pas sa langue dans la poche:
« Bonjour,
je m'étonne qu'un journal, un grand quotidien national avec numéro de Commission paritaire (aides de l'Etat), comme Le Parisien, ne rémunère pas les photographies issues du travail d'un photographe journaliste et ceci d'autant plus sur un "dossier". Un dossier concernant des femmes, doit-il être constitué de photographies "gratuites" ?
Vous contribuez, par cette attitude, à tuer la photographie. Il n'y a rien de gratuit, et je peux dire que c'est indigne d'un organe de presse comme le vôtre de raisonner et d'entretenir ce type de comportement. Les auteurs meurent par cette "illogisme économique" que vous croyez "normal". N'êtes-vous pas rémunérée pour votre travail ? Est-ce une règle du SPQN, que de contribuer à tuer les auteurs ?
DR, vous pourriez dire clairement des photographies gratuites ( DR signifie droits réservés, ce qui stipule que vous mettiez l'argent de l'auteur de côté pour lui reverser si ce dernier se manifeste...), mais cela pourrait choquer vos intervenantes.
Ce n'est bon, ni pour la photographie, ni pour les photographes, ni pour le journalisme, ni pour tous ceux qui sont dans les métiers de l'image (iconographes entre autre).
On ne peut que souhaiter que la PPL441(les oeuvres orphelines) passe...vous serez alors dans l'obligation de rémunérer l'oeuvre, le photographe, au prix fixé par la loi... même les DR.
Cordialement,
Mario
 »

LE PARISIEN ne veut que du DR évidemment pour ne pas avoir à bourse délier.
LAMENTABLE !
Cette réponse du PARISIEN permet de mesurer combien la proposition de loi 441 initiée par l’UPP est capitale.
Cette réponse montre que les copains de notre Guide s’en donnent à coeur joie.
Ils ont compris que la loi 441, amputée des articles 2 et 3, ne sert à rien, au contraire elle officialise la photographie gratuite.

J’écrivais dans La Grenouille de Décembre à ce propos:
« Conclusion, les sénateurs de droite et Sarko ont remporté la première manche en Commission et au Sénat car on va discuter sur un projet qui ne vaut rien.
Je pense que le but des sénateurs de droite est de ne rien faire qui puisse exciter les photographes. Ils gagnent du temps en faisant des promesses et en s’appuyant sur le règlement du sénat.
Je pense que le loi sera votée (si elle est votée) par les députés telle que sortie de la commission et du Sénat, c’est-à-dire sans les articles 2 & 3.
Que faire ?
Ne compter que sur soi-même. Ne compter que sur l’action de plus en plus forte des photographes.
Et là je recommence à m’inquiéter car l’électroencéphalogramme des syndicats est encore plat.
Ont-ils été hypnotisés par les communicants du Ministère de la Culture et séduits par la fine stratégie des sénateurs ? ».


Quand je vois qu’il ne se passe plus rien au Parlement, je ne peux que constater que mes craintes étaient fondées.
Ca vaut le coup de relire cela pour ne pas perdre le fil. C’est ici.

DERNIERE MINUTE:
Nous sommes le 8 Mars. Je me suis précipité chez ma marchande de journaux préférée pour acheter LE PARISIEN.
Rien, Nixt, Nada, pas de dossier.
Après recherche, j’ai trouvé ce dossier de 3 pages, comprenant 18 photos sorti dans le supplément LA PARISIENNE du 5 Mars N° 20679.
Et là, il y a tellement à dire et à rechercher, que je vous raconterai la suite dans la prochaine Grenouille .......

« Va y avoir du sport »
;-)





Gris2

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Photocopie © Mario FOURMY - Relevé de pige

FREDERIC MITTERRAND RETOURNE SA VESTE
Oui oui, chers confrères, amis et camarades photographes, « on s’est fait avoir ».

Vous vous souvenez, dans La Grenouille d’Octobre 2010, je m’étais adressé au « Guide » en ces termes: « 
Monsieur le Président, virez-les tous si ça vous chante mais gardez Frédéric MITTERRAND ».
En effet Frédéric n’a pas été viré. Il l’a gardé.
Le Président m’avait écouté.
;-)
J’aurais dû me méfier qu’il m’écoutât.


Le 7 Décembre 2010, la Député Socialiste Marilyse LEBRANCHU pose une une question écrite à Frédéric MITTERAND concernant le dossier des photographes (loi 441).
Le 1er Février 2011, Frédéric MITTERAND donne sa réponse.

Vous trouverez ici la question de Marilyse LEBRANCHU et la réponse de Frédéric MITTERRAND.
Il ne s’est pas foulé notre Ministre. Deux mois pour répondre.
Et quelle réponse !
C’est quasiment un copier-coller de son communiqué de presse du 30 Août 2010 à l’occasion de son allocution à Perpignan.
C’est à la suite de ce discours que j’ai demandé au « Guide » de ne pas le virer.
Quasi copier-coller disais-je, car évidemment, il y a un sacré changement dans l’appréciation du Ministre sur la situation des photographes indépendants.

Vous trouverez
ici le dossier de presse du Ministère de la Culture du 30 Août 2010.

Le 30 Août 2010, il disait: « Tout cela provoque une profonde déstabilisation des équilibres d’une profession, par ailleurs déjà fragilisée ».
Le 1er Février 2011, il dit:
« Bien que cette étude (ITHAQUE) mette en lumière l’extrême disparité des conditions d’exercices de la profession de photojournaliste, elle ne permet pas de conclure, sur ces deux dernières années, à une baisse massive des revenus des photojournalistes, ni à une augmentation importante du nombre de ceux qui exercent leur activité en indépendant ».

Alors que, l’étude ITHAQUE indique:
« Une spirale vers la baisse des prix est constatée depuis quelques années, mortelle pour certains professionnels indépendants ou certaines agences spécialisées ".
Alors que les statistiques de l’AGESSA montrent une augmentation importante des photographes indépendants ces 10 dernières années au détriment des salariés.

Donc, Monsieur le Ministre voit le contraire de ce que dit le rapport, et de plus, Monsieur le Ministre écrit aujourd’hui, le contraire de ce qu’il avait lui même écrit, hier.

Avec précaution mais avec assurance, Frédéric MITTERAND vient de retourner sa veste.
Que s’est-il donc passé entre le 30 Août 2010 et le 1er Février 2011 ?
Il s’est passé le 28 Octobre au Sénat.
L’adoption à l’unanimité des sénateurs, du projet de loi 441. Un projet de loi duquel avaient été retirés les articles 2 et 3, le rendant inoffensif et même dangereux pour les photographes.
Rappelons-nous l’argument de l’époque des sénateurs (en résumé). « 
L’important c’est que le Sénat adopte, afin que les députés enrichissent ».
Rappelons-nous que j’avais dénoncé ce consensus mou dans La Grenouille de Décembre 2010.
ici.
Rappelons-nous aussi que durant les mois de Novembre et Décembre les députés de droite avaient envoyé les photographes indépendants sur les roses (dans leur permanence) en argumentant, certains par écrit, de la manière suivante:
« (...) Afin de mieux apprécier la situation réelle de la profession de photojournaliste, le ministre de la culture et de la communication a demandé à l'inspection générale des affaires culturelles de diligenter une étude. Les premiers résultats de cette étude ne permettent pas de conclure à une baisse massive, ces dernières années, des revenus des photojournalistes, ni à une augmentation importante du nombre de ceux qui exercent désormais leur activité en indépendant ». Voir ici La Grenouille de Noël 2010.
Monsieur le Ministre a donc repris, mot pour mot l’argumentaire des députés de droite.
Pourquoi changerait-on ce qui va bien ?
CQFD !

La démonstration est ainsi faite que les Députés n’ont pas enrichi, mais au contraire, enterré la Loi 441 et dans sa réponse à Marilyse LEBRANCHU, Frédéric MITTERRAND n’a fait que valider la position.
Députés et Ministre ont vite compris que ce vote à l’unanimité des sénateurs, était en fait une démonstration de faiblesse, d’autant que l’UPP, comme tous les syndicats de journalistes, n’a pas bougé.
Le Guide décide, les Ministres et les Députés exécutent.
Voilà comment et pourquoi Frédéric MITTERRAND nous a niqués.
Monsieur le Président, vous pouvez le virer !
;-)

A propos de la photocopie ci-dessus.
Comme vous avez pu vous en rendre compte, il s’agit d’un extrait de relevé de piges de mon ami Mario FOURMY.
Lorsque nous ne cessons de dire que le montant des droits d’auteurs s’est écroulé, ce document apporte la preuve qu’il ne s’agit pas d’une invention de photojournalistes pleurnichards, incapables de s’adapter aux technologies nouvelles et à la loi du marché.
A 0,99 € la photo dans une Agence prestigieuse, on ne peut plus se les payer les technologies nouvelles et pas davantage s’adapter au marché.
Il y a quelques années de cela il y avait 150 € à la place de 0,99 € sur le relevé de piges.

Comme dit Mario:
« voici un exemple de prix pratiqués sur le web par une grande et historique agence de presse à un grand et historique quotidien national...
J'hésite entre la mendicité ou le photojounalisme pour notre avenir 
».

Et oui, il n’y a pas que
fotolia ou flickr qui donnent les photos, la dernière grande Agence de Presse Mondiale (mais parisienne) les imite très bien. Goksin au secours !
Là, il ne s’agit pas d’images de m..., il s’agit de vraies photographies. Des photographies de photojournalistes qui disent leur vérité sur notre planète.
« Celui qui dit la vérité ..... »

« Excusez-moi Monsieur le Ministre, j’espère que cet exemple vous donnera mauvaise conscience.
Je vous jure, je recommencerai pas ! 
»
:-(



J’oubliais, notre ami Eric BOUVET vient de nous envoyer un mail. Il cherche 200 € pour partir en Libye.
Si un Rédac Chef veut son téléphone .....

Dites, Monsieur le Ministre, « 
t’as pas 100 balles »pour Eric ?






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Gamut imprimante Epson
Gammut imprimante Epson R1900

LES PROFILS ICC
Vous en avez certainement entendu parler ?
Une galère.
Jusqu’à maintenant je faisais tirer mes photos à l’extérieur, au « petit bonheur la chance ».
Je viens d’acquérir le moniteur de mes rêves à la place du 50 mm Canon qui n’est toujours pas disponible.
Je vois maintenant mes photos sur le moniteur Eizo CG243W.
Jean-Christophe (dit QDB) m’a fait la démo de l’étalonnage en 1/4 heure sur mon vieux MacBook Pro de 2006.
Une fois arrivé à la maison j’ai tout repris à zéro, pour le plaisir.
Je l’ai étalonné avec la sonde Eye One II pour un Gamma de 2,2, une luminosité de 80 candélas et une température de 5500 Kelvin.
Là, je vous en mets plein les mirettes !
Avec ce moniteur, je vois des couleurs que je n’avais jamais vues jusqu’à maintenant.
Bien évidemment j’ai réglé Aperture et Photoshop avec le profil sRVB 1966 parce que cela fait 10 ans que je fais comme cela avec mon Mitsubishi cathodique et mes tirages numériques chez Négatif+.
Mais, est-ce le bon réglage ?
Introduire le bon profil de l’imprimante au bon endroit pour obtenir à l’écran le même rendu que sur le papier utilisé par l’imprimante.
A ce jour, je n’ai pas d’imprimante car je m’interroge sur l’intérêt de tirer moi-même 30 photos par an qui n’iront jamais au-delà de l’A3.
Vous connaissez mes relations privilégiées avec Objectif Bastille avec qui je teste du matériel en toute confiance. J’ai donc demandé à Pierre (dit le hérisson) de me faire deux tirages Noir et Blanc. Test qu’il fait couramment lorsqu’ils met en route la machine d’un client.
Je n’ai pas voulu me contenter d’examiner les tirages de démonstration, je voulais utiliser mes propres photos que j’ai dérawtisées et retouchées moi-même sur mon moniteur.
C’est superbe, surtout avec les papiers Fine Art. Ma préférence a toujours été le Noir et Blanc, mais je dois avouer que devant les tirages tests que j’ai vus à Objectif Bastille, je suis de plus en plus tenté de faire de la couleur. Rien à voir avec les tirages grand-public. On voit plus de couleurs que sur l’écran quand tous les réglages sont top.
Je me suis donc mis à dévorer tout un tas d’articles sur la colorimétrie: profil, gamma, gammut et autres gros mots, certainement indispensables à connaitre pour faire du bon travail.
Je ne comprends pas le quart de la moitié de ce que je lis. Entre les bouquins de spécialistes super pointus, dont c’est le métier de tout calibrer, qui me filent mal au crâne, et les conseils de ceux qui croient avoir tout compris mais qui n’ont aucune pédagogie, j’ai jeté l’éponge.
J’ai donc décidé d’aller à la facilité et à l’efficacité en participant au petit stage de 3 h organisé par Objectif Bastille le Jeudi 24 Mars prochain à 9h45. Les 60 € dépensés seront largement rentabilisés par les économies d’encre et de papier.
Si ça vous chante, on se retrouve au Tarmac à 9h pour le café.
Inscription obligatoire ici
A bientôt,
Daniel

BADABOOM, le stage est annulé par manque de candidats.
Donc, il n’y aura pas non plus de café au Tarmac.