C’est dans ces montagnes d’Afghanistan que se cache Oussama Ben Laden, le chef d’Al Qaida.
C’est garanti sur facture ?
Dommage, il n’y a pas le nom du photographe qui peut attester de la véracité de la photo.
En vérité, il s’agit de la chaîne des Pyrénées photographiée des hauteurs de Barcelonne du Gers où je viens de soigner mon cholestérol.
Et bien entendu pour l’attester, il suffit de prendre contact avec:

Photo: Daniel Castets - REGARDS DU SPORT
C’est simple, c’est la loi.
Un point c’est tout.

Alors Frédéric, vas tu te décider à faire respecter la loi de la République ?




EYEDEA dépose le bilan: une dizaine d’Agences au tapis !

- RAPHO, le berceau du photojournalisme Français est mort!
- GAMMA, c’est fini !
- Explorer, Spooner, Jacana, Hoa Qui, MPA, Top, Keystone, balayées !

Paris capitale mondiale de la photographie :
En 1933, Charles Rado crée l’Agence Rapho.
En 1945, Raymond Grosset remet Rapho sur les rails et impulse son développement.
En 1947, Henri Cartier Bresson, Robert Capa, David Seymour et George Rodger créent l’Agence Magnum.
Pendant les années qui suivirent plusieurs photographes quittèrent Rapho pour créer de multiples Agences.
De la libération jusqu’en 1988 furent créés les plus prestigieuses Agences de la planète :
1967, Hubert Henrotte, Hugues Vassal et Raymond Depardon créent L’Agence Gamma .
1973, Hubert Henrotte crée Sygma
1973, Goksin Sipahioglu crée Sipa
1977, Gérard Vandystadt crée Vandystadt
1986, Christian Caujolle crée Vu
1988, Serge Challon crée Editing

L’arrivée des 2 crocodiles américains, ou la descente aux enfers:
Tout cela a bien fonctionné jusqu’à l’arrivée de Getty en 1998 et de Corbis en 2000.
Ils ont racheté en 3 ans des dizaines et des dizaines d’Agences photographiques uniquement pour les couler. Ils ont bouffé la concurrence et mis les photographes au chomage.
En même temps ils ont développé les microstocks qui vendent les photos à 10 centimes d’Euro ce qui a provoqué la faillite des Agences qui n’ont pas voulu se vendre, ou se rendre à l’ennemi.
Donc depuis 10 ans c’est la dégringolade.
Bien entendu l’agression américaine emporte avec elle des centaines et des centaines d’auteurs photographes indépendants car la photo à 10 centimes ne nourrit pas une famille.
Seules restent encore, mais pour combien de temps, les Agences people qui caressent le bon peuple dans le sens du poil en lui offrant du rêve.
Tout ce qui informe sur la réalité du monde est en train de disparaître.
Après tout, ces photojournalistes n’étaient–ils pas des gêneurs ?
Ils montraient la vérité sur les agissements des puissants de ce monde et refusaient de flouter les photos au nom d’une éthique journalistique.

Comment on se débarrasse de ces petits emmerdeurs de frenchies ?
En 1999, Arnaud Lagardère s’offre un sacré package d’Agences, à savoir Rapho, Gamma, Stills, Explorer, Spooner, Jacana, Hoa Qui, MPA, Top, Keystone, etc…
Pour gagner des sous, tout ce petit monde a été restructuré, en vain.
En 2006, n’ayant pu gagner d’argent, Arnaud Lagardère revend le package à Green Recovery qui restructure encore (licenciements) et créé EYEDEA, holding du package.
En 2009 , n’ayant pu gagner d’argent, HEYEDEA restructure à nouveau (licenciements) Gamma et Stills sont mis en redressement pour 6 mois.
The end, that is the end ….
En 2010, donc Mardi dernier, n’ayant toujours pu gagner d’argent et n’ayant plus de trésorerie, EYEDEA dépose le bilan pour tout le package.
Ont-ils coulé volontairement ces dernières Agences française, comme le pensent certains photographes de Gamma (ex) ? Je ne sais, mais de toute façon ils ne pouvaient vivre en vendant les photos (droits d’auteurs) à 10 centimes. Et ça, le patron d’EYEDEA le savait depuis le début.

Les Américains ont gagné. Ils ont fait table rase.
Ils peuvent vendre aujourd’hui des photos produites gratuitement par des amateurs qui rêvent de devenir reporters photographes et qui n’ont rien compris au film.
Et pendant ce temps là, nos chers politiques n’ont pas bougé d’un pouce, trop occupés par la conquête du pouvoir.

L’information doit être l’affaire des professionnels.
A condition qu’il en reste, des professionnels.
Ce dernier mois de Janvier, télévisions et journaux se sont faits avoir avec des images et des photos produites par des amateurs (et validées par les grandes agences qui se sont débarrassées de leurs journalistes) et qui n’avaient rien à voir avec ce qu’elles prétendaient être. Mais après tout ce n’est pas grave, le téléspectateur n’en a rien su. On l’a simplement intoxiqué sans qu’il s’en aperçoive. Le principal, c’est qu’il vote comme il faut.
- Manifs en Iran illustrées avec une photo prise plusieurs mois avant au Honduras.
- Ambassade de France à Haiti illustrée avec images captées et trafiquées en Californie.
Ces images « vendues » par AP et AFP se fournissant dans leurs microstoks, alimentés par les amateurs, conduisent tout droit à des catastrophes qui discréditent les médias qui les diffusent.
Il faut dire que nos Rédacteurs en Chef ne vérifient rien, ils font du copier-coller et vogue la galère. Elle est en train de couler la galère.
A télécharger ici le baromètre du CEVIPOF
Mettre des photos truquées sur les microstoks est devenu un sport international qui est de fait encouragé par les politiques qui ne font pas respecter la loi sur le CPI.
Une photo non signée du nom du photographe est par principe une photo suspecte. Ils s’en foutent !




189/200
On a pour habitude de dire que les Américains ont toujours une longueur d’avance sur nous, Européens.
On pourrait considérer comme un avantage, le fait d’être prévenu, mais, pour le cas qui nous occupe, l’info du très sérieux Wall Sreet Journal du 5 Janvier 2010, ne fait que confirmer ce que nous savions déjà, la situation catastrophique des photographes.
Les Américains n’ont aucun complexe avec l’argent (avec les armes non plus), ils ont donc établi un classement des professions basé sur l’intérêt du travail, la rémunération, les perspectives d’embauche et enfin la pénibilité physique et psychologique.
Et donc le reporter photographe occupe fièrement la 189ème place sur 200, juste devant les métiers, d’équarrisseur, débardeur, d’éboueur, de releveur de compteur et enfin de forgeron (métier d’avenir).
Quand je pense que le métier le plus envié par les jeunes, le métier de photographe, vient en tête avec celui d’hôtesse de l’air ..., on mesure là, le gouffre qu’il y a entre la réalité et ce que les médias disent de cette réalité. Personne ne sait à quel point la profession est sinistrée.
« On ne nous dit pas tout »
Il s’agit d’un black-out volontaire (voir exemple HADOPI) car il touche à une matière première hautement toxique à savoir le prix de la photo.
Photo, qualifiée par le Père Getty, « d’or noir de ce siècle » plus rentable que le pétrole, car gratuite à la source.
Voilà pourquoi les écoles-photos qui fleurissent à tous les coins de rues, ne sont que des fabriques à chômeurs. Avez vous vu une seule école-photo se mobiliser pour défendre le droit d’auteur et donc le métier de photographe ? Mais peut être que là aussi, on ne nous dit pas tout !
Tiens, au fait , où en sommes nous avec notre Ministre de la Culture sur le droit d’auteur et le DR ?
Il avait fait quelques promesses à Arles, non ?
Quatre mois pour réfléchir ...... c’est un peu longuet !






Les « micro-ajustement » du matériel :

J’ai beaucoup écrit sur ce sujet lorsque Canon a sorti le 1D Mark III et avec lui la possibilité de régler l’Auto-Focus à savoir le point de netteté en utilisant la fonction C.Fn 3-7, et cela pour chaque objectif. A l’époque (3 ans déjà) cela n’intéressait que les possesseurs de ce boîtier. Aujourd’hui, « tout le monde est touché » et je reçois de plus en plus de mails de canonistes et de nikonistes me demandant comment procéder pour établir un protocole facile et pratique.
- Daniel, tu fais comment pour régler l’autofocus de ton boîtier ?
- Si tu avais lu La Grenouille avec attention, tu ne poserais pas la question. Tu es flou ?
- Ben, je ne crois pas, mais je voudrais être sûr que je suis net. Ils n’ont pas mis ces réglages pour rien quand même !
Et voilà, c’est parti !
Voilà comment on fout le bordel dans une profession qui ne demande rien d’autre que de faire des photos nettes. Une profession victime du marketing pour plus de pixels, plus d’ISO, plus de vitesse.

STOP, M...E, STOP !
Dépassés par leur propre technologie, les constructeurs d’appareils photos ne font que fragiliser le matériel et diminuer sa fiabilité.
Quelle est la voiture la plus fiable du marché ? La DACIA à 7000 € à qui on a supprimé toute l ‘électronique. Les moins fiables qui tombent en panne à tout moment car sensibles aux champs magnétiques sont les bagnoles à 50.000 € bourrées d’électronique et de numérique. Mettez vous au pied de la Tour Eiffel et comptez les cadavres.
Donc, amis photographes, nous mettons à votre disposition des super réglages, mais « démerdez vous » pour faire le boulot. Vous ne trouverez rien dans la notice. Tiens en voilà un bon sujet que Canon (Nikon) pourrait traiter sur canon-live.fr. Hein ?
Vous ne trouverez rien non plus dans les magazines spécialisés. Pourquoi ?

Bernard me disait récemment :
«
 Lors de mon déménagement, j’ai retrouvé un bouquin de patinage de Gérard Vandystadt. C’était de la 100 poussée à 400, et les photos, toutes les photos seraient considérées aujourd’hui comme insuffisamment nettes pour être publiées ».
Eh oui, ce qui était bon hier est considéré comme mauvais aujourd’hui.
Ceci étant dit depuis que Canon et Nikon ont mis ce truc en branle, tout le monde a perdu le sommeil. Je pousse un peu, même si certains sont vraiment agacés.
On a du matériel de plus en plus sophistiqué et tout le monde n’a pas fait « fabrication mécanique » pour comprendre tout ce qui se passe entre un boîtier et un objectif.
Bien entendu, pas plus Nikon que Canon ne nous donne un protocole précis pour faire ces réglages. Pour modifier le point sur l’appareil dans les fonctions AF, oui c’est facile, mais pour nous fournir une cible fiable qui soit compatible, comparable avec celle du SAV, afin que nous parlions tous le même langage, là rideau, il n’y a plus personne. Circulez il n’y a rien à voir.
En juilet 2007, j’avais publié un protocole en utilisant des bouteilles de vin pour les longs télés et des bouteilles d’eau pour les grands angles. Cela fonctionnait à condition d’habiter la campagne. Depuis j’ai cherché et trouvé un autre protocole beaucoup plus léger, donc transportable et qui permet de faire les réglages avec précision et surtout de façon reproductible.
Utiliser toujours la même méthode est capital sans quoi on ne sera jamais satisfait du résultat car on ne saura jamais où on en est.
- Une cible fiable avec l’ éclairage constant fourni par une lampe de 500W (OSRAM E27) correctement placée afin d’éliminer les reflets et venant en complément de l’éclairage principal situé au plafond.


Comme le montre la photo ci dessus, 7 cartes à jouer et 7 morceaux de sucre sont nécessaires pour fabriquer la cible. On peut poser la cible sur une table pour les « courtes focales » . A partir de 200 mm il vaut mieux mettre la cible sur le sol pour obtenir un angle suffisant.



Ci dessus un règlage du 85mm à 1,8
On fait le point sur le 8 de trèfle.
Il faut surtout dégager devant et derrière le 8 (cible) afin que le capteur ne soit pas dévié vers l’avant ou vers l’arrière.
Les 5 et 9 sont placés sur la même ligne à 10 cm derrière la cible.
Les 6 et 7 sont placés sur la même ligne à 10 cm devant la cible.
Ces 4 cartes permettent de voir si le point est devant ou derrière la cible afin de modifier les règlages sur le boîtier.
Les 3 et 10 sont placées 50 cm devant et derrière la cible pour voir les gros écarts avant ajustement.
Les cartes sont appuyées sur un morceau de sucre pour leur donner un angle de 35° (au pif).

Procédure:
- Les prises de vues doivent être faites à une distance égale à 50 fois la focale. Soit 1,75m pour un 35mm, 4,25m pour un 85mm et 15m pour un 300mm.
- Utiliser un seul collimateur, le collimateur central en éliminant les collimateurs assistants.
- Travailler si possible sur pied, en plongée d’une vingtaine de degrés.
- Régler en JPEG à 800 ISO, le RAW est moins net sur l’écran arrière avec la loupe au maximum (Mark III).
- Régler en One Shot et faire 3 shoots à pleine ouverture en partant de l’avant puis de l’arrière.
- En fonction du résultat ajuster le point sur le boitier et continuer les shoots jusqu’à obtenir une cible parfaitement nette.
- Ajuster vers « arrière » si le point est en avant de la cible ou vers « avant » si le point est derrière la cible.
- Refaire une autre série en fermant le diaph. Cela permet de voir la qualité optique de l’objectif et de trouver le meilleur diaph.
- Refaire une série à l’extérieur sur « tout et n’importe quoi » pour confirmer et surtout se rassurer.


Ci dessus un règlage parfait sur un 300mm à 2,8.
Une cible parfaitement nette. Le 5 est flou, mais moins flou que le 6. C’est la preuve d’un bon réglage car les 2 cartes sont à égale distance de la cible mais comme la zone de netteté est de 1/3 devant et 2/3 derrière, il est normal d’être plus net derrière que devant. Il devra en être toujours ainsi avec tous les objectifs.
Je me suis rendu compte qu’il était beaucoup plus facile d’ajuster les longues focales que les grands angles.
Je n’ai jamais eu de problème avec le 2,8 de 300 qui a toujours été à zéro avec tous les boîtiers que j’ai utilisés. De même le 135 a toujours été près de zéro. Par contre pour les grands angles, c’est plus délicat et les règlages peuvent approcher les limites mini ou maxi. Il faut régler à 1,4 car là est l’intérêt de ces objectifs. Vous allez me dire « qui travaille à 1,4 ? »
Ben moi, et c’est pour cela que je n’utilise que des focales fixes à pleine ouverture (ou presque).
C’est un principe philosophique. Si si. J’ai le droit de prendre mon plaisir à m’avancer, à reculer, à monter sur une barrique pour obtenir le point de vue idéal, à mesurer la lumière avec la Minolta IV et enfin travailler en RAW pour passer des heures sur mon Mac. Non ?
Vous le savez comme moi que plus « on ouvre » et plus il faut un AF précis, mais plus c’est beau.
J’ai testé tous ces objectifs en vraie grandeur dans la palombiere familiale et c’est top. 1,4 au 1/30 pour 100 ISO, superbe. Ca c’est de la photo.
Donc, ma méthode fonctionne parfaitement, mais si vous avez la flemme, ça peut arriver, Canon fera les micro ajustements gratuitement si votre boîtier est sous garantie.

Canon a donc décidé d’agréer 3 ateliers de réparation qui sont donc capables de faire les réglages des micro-ajustements pour tous les boîtiers pro et experts couplés à des objectifs L. Un à Paris et deux en province (le SAV Canon de Courbevoie est toujours là). Ces ateliers seront opérationnels, pour tous les boîtiers, à la fin du mois de Mars.

VILMA
72-74, rue du Surmelin
75020 PARIS 20ème
Tél: 01.43.64.76.76
Fax: 01.43.64.80.44
E-mail:
administrationvilma@wanadoo.fr

S-INTER
73, rue A. Nobel
62880 VENDIN LE VIEIL
Tél: 0 825 800 391
Fax: 0 825 002 408
E-mail:
mysav@s-inter.com

EOS Ouest
10, rue des Quatres Saisons
76290 MONTIVILLIERS
Tél: 02.32.79.27.92
Fax: 02.32.79.27.90
E-mail:
contact@eos.fr

Nikon a toujours son centre de dépannage pour les pros au 88 Boulevard Boulevard Beaumarchais 75011- Paris et bien entendu au Siège de Champigny au 191 Rue du Marché Rollay.




Canon: Le nouveau 70-200/2,8L IS II USM

Le 70-200 est l’objectif indispensable aux photographes de presse (ou pressés). Le 70-200 à droite, le 24-70 à gauche et le 16-35 dans le sac. De nouvelles lentilles, un nouveau traitement, un nouveau stabilisateur. Il est aussi beau que son prédécesseur mais coûte 500 € de plus. Il sera disponible à Objectif Bastille au prix de 2429€ TTC prix pro. Fallait bien que Canon récupère les 500€ de baisse du Mark IV. Non mais !




Nikon D3S



- Capteur CMOS (36-24mm). Coefficient 1
- 12 millions de pixels pour un fichier de 36 MO.
- Sensibilité de 200 à 12800 ISO.
- 9 im/sec.
- Dimensions 160 x 157 x 87 mm pour 1240 gr.
- Il fait de la vidéo en HD - 1280 x 720
- 4730 € TTC (prix pro - Objectif Bastille)





Canon 1D Mark IV



- Capteur CMOS (28-19 mm). Coefficient 1,3
- 16 millions de pixels pour un fichier de 48 MO.
- Sensibilité de 100 à 12800 ISO.
- 10 im/sec.
- Dimensions 156 x 157 x 80 mm pour 1180 gr.
- Il fait de la vidéo en HD - 1920 x 1080
- 4550 € TTC (prix pro - Objectif Bastille)


Soyez gentil, arrêtez de me harceler. je n’ai rien à vous raconter sur le Canon 1D Mark IV. Et d’ailleurs, curieusement personne ne moufte chez les pros.
Bizarre?
Je ne sais. Mais à la même époque, c’était l’enfer pour le Mark III.
Quand j’aurai des sous pour me le payer, je vous en dirai d’avantage.





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