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Photo © Daniel CASTETS - REGARDS DU SPORT - Poivrons
Cette photographie a été faite avec un véritable appareil photographique !


LE FUJI X100, UN TRUC À PART.
« Il est vraiment bien ce truc » ?
Il faut croire que les commentaires dithyrambiques du X100 dans La Grenouille de
Juillet ont éveillé la curiosité de quelques-uns d’entre vous.
« Meilleur qu’un boîtier pro, difficile à croire » !
« 7 X100 pour le prix d’un Leica M9 » ?
« Tu peux m’envoyer des photos, j’y crois pas »

Ils sont pas beaux mes poivrons au X 100 ?
Et dans le jus du poulet, ils sont fameux !
Je vous épargne les bottes d’asperges d’un superbe violet et les orange melons au goût de courge. Pourtant ils avaient la queue éclatée, le cul épanoui, d’un parfum troublant et pesaient lourd dans la main.
C’est La Grenouille des vacances, je lâche les chevaux .....
:-))
Lorsque j’ai écrit, fin Mai dernier, mon petit topo sur le X100, je n’avais fait que des « essais en laboratoire »; lesquels ont montré que ce boîtier fabriquait de superbes photographies dignes d’un boîtier professionnel. C’est
ici.
En Juin, j’ai utilisé l’appareil en situation de « reportage rapide ». Seule façon de mesurer les capacités de l’appareil à répondre aux sollicitations improvisées.
C’est là que j’ai été pris de panique lorsque j’ai été incapable de modifier les réglages tout en ne perdant pas le fil des évènements imposé par le sujet.
J’appuie sur le déclencheur et ça ne déclenche pas; normal, le retardateur est sélectionné sans que je sache comment.
Je me retrouve en mode vidéo sans comprendre pourquoi, et surtout impossible de retrouver le chemin pour remettre le mode photo.
Trop compliqué. Horripilé, énervé, en colère, je l’ai remis dans le sac, et j’ai pris mon 5D pour poursuivre le reportage. Je relirai le mode d’emploi plus tard.
Fuji a des progrès à faire pour simplifier la gestion de ce boîtier.
Je l’avais lu ce p....n de mode d’emploi, mais il y a trop de choses à retenir.
Après dîner, une fois calmé, j’ai voulu me replonger dans les menus pour l’utiliser le lendemain, je me suis rendu compte que je n’avais pas emporté les 122 pages A4 du mode d’emploi.
Vous me direz, qui emporterait 122 pages A4 dans son sac photo ?
De plus je n’avais pas pris mon ordinateur, donc pas de pdf.
Finalement, j’ai allumé la télé, pour me calmer les nerfs.
De retour à la maison, je me suis aperçu que les 20 dernières photos étaient complètement sous-exposées et certaines avaient une dominante jaune anormale. Motif: j’étais au 1/4000s, la molète avait tourné sans que je m’en rende compte et la balance des blancs était passée en manuel.
En 40 ans de photo je n’avais jamais été confronté à une telle situation.
Depuis, j’ai mis le pdf sur « Dropbox » afin de le consulter sur mon iPhone en toutes circonstances. Vive le progrès !
Pourtant, Il ne manque pas grand chose pour que je retrouve les automatismes d’un boîtier « normal »:
- Un bouton dédié aux changements ISO (firmware).
- Une gestion plus simple de l’écran arrière en supprimant des fonctions inutiles (firmware).
- Sécuriser la molette arrière (pad)
- Durcir toutes les molettes (vitesses et exposition).
En reprenant mon M6, je me suis aperçu que j’étais plus lent pour déclencher qu’au X100, du seul fait de la mise au point manuelle.
Je me suis rendu compte que je voulais cumuler les avantages ergonomiques du M et la vélocité du reflex. Ben non, ça marche pas comme ça !
Ca fait maintenant 3 mois que je vais prendre le café avec lui au Hamlet. J’ai trouvé un successeur au M6 qui va vieillir dans la vitrine.
Je vous conseille la lecture des 7 pages de Jean-Christophe BECHET dans
RÉPONSES PHOTO N° 232 de Juillet. Il a décrit dans le détail tout ce qui va et ne va pas. Du beau travail.
Le X100 fait des photos de qualité pro, mais son manque de fiabilité mécanique le limitera à un usage cool.
Encore un appareil fabriqué par des ingénieurs et commercialisé sans avoir subi l’épreuve du terrain. Espérons que le successeur bénéficiera de l’expérience de ceux qui l’ont réellement utilisé.
J’oubliais, j’ai enfin le pare-soleil et la batterie supplémentaire.
Donc, un boîtier plein de défauts mais qui ne me quitte pas. Cela ne vous rappelle rien ?
:-)




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Tour France 450
Photo © Gérard Vandystadt - REGARDS DU SPORT - Structure et harmonie.

D’ARLES À PERPIGNAN, LA DIGUE LA DIGUE .......
« Pensez à la structure et à l’harmonie ». Tel était l’ultime conseil qu’Henri Cartier Bresson donnait à Lorenzo Virgili, jeune apprenti photographe de 15 ans.
C’était sa conclusion après lui avoir indiqué:
« Juste un conseil. Ne faites pas d’école de photo, apprenez les langues et voyagez ! ».
Enfin, parmi les innombrables, sa célèbre définition de la photographie:
« Photographier c’est mettre sur la même ligne de mire : l’œil, la tête et le cœur, c’est une façon de vivre ».
Lucien Clergue, le photographe de portrait, de nu, de paysage, de tauromachie, créateur des Rencontres d’Arles ajoutait:
« L’oeil est le prince du monde ».
« 
Le sport est occasion d’art » disait Pierre de Coubertin. Qui mieux que Gérard Vandystadt a introduit l’Art dans le Sport. C’est lui qui m’a inoculé ce virus.

Tous les trois ont (avaient) un point commun. Ils utilisent (utilisaient) un appareil photographique pour faire oeuvre de création.
Vous le savez, je ne suis pas allé à Arles et pas davantage à Perpignan. Non pas que cela eût été inutile. Au contraire, je suis persuadé qu’il y avait plein de belles choses à voir.
Tout cela coûte beaucoup trop cher. Ce qui était possible voilà quelques années ne l’est plus aujourd’hui. Je pense qu’il est inutile que je vous démontre pourquoi.
De toute façon, les organisateurs ne visent plus les professionnels mais ont les yeux fixés sur le compteur des visiteurs amateurs de photographie à qui Canon et Nikon comptent bien vendre du matériel.
Je m’en suis tenu à parcourir les magazines, barboter sur Internet, écouter la radio et regarder la TV.
En résumé à faire confiance aux journalistes, aptes à retirer la substantifique moelle de toutes les expositions.


Des photographes sans appareil photo:
Tous ces grands journalistes n’ont vu qu’une chose « From here on ».
Si si, c’est à 90% ce que je retiens des Rencontres d’Arles. Les 10% restant pour la valise de Corda qui aurait dû atterrir à VISA.
Une poignée de « grands photographes » sont allés sur le net, faire la cueillette de photos de confrères amateurs ou pro (nul ne le saura jamais) afin d’en faire des assemblages avec Photoshop et Indisign..
Des soleils, des télévisions, des bittes (dressées ou pas) et que sais-je encore. J’oubliais les poules vivantes. Oui oui des poules.
Ces petits génies exposent des « photographies » sans avoir photographié.
« From here on », voilà de quoi on parle partout. D’une expo photo sans photographe. Ben oui, pour être photographe il faut au moins un appareil photo, non ?
Sans parler du fait que c’est aux Rencontres d’Arles, en France, capitale mondiale de la photo (ce qu’il en reste), berceau du droit d’auteur, qu’on officialise le vol de photographies sur Internet.
Rien à foutre donc du droit moral, du droit patrimonial.
Et tout cela fait rigoler tout le monde, même le Président de l’UPP donne sa bénédiction à ce vol de photographies et à l’utilisation de ce vol.
Il déclare à l’Express : 
« Quand on est photographe, si quelqu'un copie notre photo pour l'imprimer ou la mettre en fond d'écran, on est très content. Là où ça pose problème, c'est lorsqu'il y a utilisation commerciale. Dans le cadre de cette exposition à Arles, ça va ».
C’est nouveau ça. Que je sache, voler une photo pour la reproduire et en faire une exposition n’a rien à voir avec la copie privée. Je me trompe là ? Si je me trompe, il ne reste plus qu’à bruler le CPI et à partir à la pêche en espérant que ça morde.
Arles comme Perpignan sont des manifestations commerciales. Il y a des sponsors qui mettent des sous pour se faire de la Pub afin d’accroître leurs ventes.
Il y a des organisateurs qui ne vivent que de cela. Ce n’est pas une tare.
Il y a des photographes qui exposent et qui espèrent vendre leurs oeuvres.
En résumé, il y a des gens qui payent et d’autres qui sont payés.
On est loin du fond d’écran, camarade syndiqué !
Je me demande si tout le monde mesure bien le précédent que crée ce vol si tout le monde accepte cela sans bouger.
Ils vont avoir l’air de quoi face aux avocats des voleurs de photos et des utilisateurs de DR, les prétendus défenseurs des photographes lorsqu’ils leur feront remarquer qu’ils n’ont rien dit à propos du vol de milliers de photos, prémédité, organisé, et accepté aux rencontres d’Arles ?
Là, pas question de rigoler et d’invoquer l’Art Moderne et les tartufferies de Duchamp.
Plus question de se « taper sur le ventre » en sirotant le gros rouge qui convient.
Plus question de pérorer sur la révolution numérique dans un verbiage débile et incompréhensible. Va falloir assumer.
Le juge lui, il ne fait pas de philo, il tranche dans le vif.
« Quel gâchis ! »

Un cheval une alouette:
A chaque fois qu’il va se faire voir à Arles ou à Perpignan, Monsieur le Ministre de la Culture ne manque pas de s’apitoyer sur ces pauvres photographes qui crèvent la dalle.
Le discours d’Arles est
ici
Sans doute très touché par l’appel au peuple de notre ami Eric Bouvet qui cherchait en Mars dernier 200 Euros pour partir en Libye, et a qui il a généreusement donné « que dalle », Frédéric Mitterrand vient de prendre une décision historique pour aider les photographes de presse indépendants.
C’est la seule mesure qu’il a prise depuis qu’il est Ministre en faveur des
photographes vivants. Cette mesure, je pense pouvoir le dire, fera date et notre Ministre laissera une trace indélébile dans le coeur de ceux qui risquent leur peau pour montrer ce qui se passe sur la planète.
Voici la décision:
Le ministère de la culture prêtera 75.000 Euros (en 2012) aux photographes pour financer leurs reportages. Cette somme sera de 150.000 Euros en 2013.
Bien entendu les prêts devront être remboursés sur 3 ans.
Merci mon bon seigneur pour ces 37 Euros (en moyenne) de prêt dont pourra bénéficier chaque photographe (75.000 € : 2000 = 37 €).

- 0,075 millions de
prêts aux 2000 auteurs photographes.
- 420 millions de
dons à la trentaine de patrons de presse au titre de « l’aide à la presse ». Si on ajoute les exonérations de TVA, d’impôts et autres menues aides, on dépasse le milliard d’Euros.

Aux riches, on donne beaucoup, aux pauvres, on prête très très peu.
N’ayez crainte Monsieur le Ministre, on vous a déjà oublié.


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Photo © Gérard Vandystadt - REGARDS DU SPORT - VISA 2011.

« Motus et bouche cousue » à Perpignan.
On dirait qu’il est « péteux » notre Ministre.
A Perpignan, cette année, il est passé en coup de vent.
Pas de conférence de presse. Pas de discours. Même pas de promesse.
J’ai parcouru tous les sites des journaux locaux, régionaux, nationaux.
Rien!
J’ai interrogé des amis photographes qui étaient présents à VISA, ils n’ont entendu parler de rien.
J’ai quand même trouvé une petite vidéo de FR3 Languedoc-Roussillon où Mr le Ministre a le sentiment que peut-être ......
Un grand monument de com:
La brosse à reluire et le sentiment .....

« Il nous l’a mis jusqu’au trognon »
:-)
C’est
ici


Le bilan globalement négatif:
VISA POUR l’IMAGE est très largement financé par des sponsors privés. S’y ajoute l’argent public de la commune, la région, la nation sans oublier les USA.
Parmi les sponsors privés, l’Américain Getty est le principal donateur.
S’il se retire, VISA s’écroule.
Il ne se retirera pas car c’est le moyen pour lui de coloniser la photographie internationale, de « graisser la patte » à tout ce qui compte dans le milieu de la photo et de donner des sous aux photographes nominés. Ainsi il peut récompenser tous les ans une vingtaine de photographes et avoir ainsi la permission tacite de continuer à affamer des dizaines de milliers d’autres sur la planète en continuant à vendre ses photos au ras des pâquerettes.
Quand Jean-François Leroy fustige la presse en lui reprochant de parler au conditionnel pour gagner la course de l’info sans être sûre que l’info est bonne car non vérifiée par les soi-disant journalistes qui souffrent à Paris de furoncles fessiers, je suis d’accord avec lui.
Là où je ne suis plus d’accord, c’est lorsqu’il se sert de cela pour accuser les patrons de presse d’être les responsables de la division par dix du prix des photos. Il développe l’idée que les patrons de presse imposent le prix du droit d’auteur en tirant le marché vers le bas pour combler leur déficit chronique. Il fait cela pour exaucer les vrais responsables de leurs responsabilités, évitant ainsi de les nommer et donc de s’y opposer. « On ne peut mordre la main qui vous nourrit ».
Oui, certains patrons de presse (mais pas tous) volent les photographes en volant leurs photos. C’est incontestable et prouvé. Mais pour autant le fond du problème vient des Américains Getty, Fotolia et autres .... qui proposent des montagnes de photos à très bas prix avec le but économique de s’emparer de tout le marché de la photo, mais aussi le but politique de s’approprier les sources d’information.
Il est évident que pour les patrons des médias, le choix est vite fait. Le choix est d’autant vite fait que ces entreprises américaines sont primées et aidées par le Gouvernement Français.
Il ne peut y avoir de colonialisme sans la complicité des pouvoirs colonisés.
J’attends donc du prochain ministre de la culture du futur gouvernement de 2012 qu’il vire Getty et qu’il finance VISA dans les mêmes proportions.

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Photo © Gérard Vandystadt - REGARDS DU SPORT - VISA 2011

« Transmission pour l’image »:
J’ai reçu une rafale de mails de la part de VISA me rappelant à leur bon souvenir à propos de « Transmission pour l’image ».
Des « grands vieux photographes » proposent d’apprendre à des jeunes photographes le secret de leur réussite.
Ils ont l’ambition de leur transmettre leur savoir et leur génie.
Les jeunes photographes devront être tout ouïe et n’en perdre aucune miette car la transmission n’est pas gratuite.
Ils devront avoir vendu beaucoup de photos à 1 € pour se payer cet instant privilégié.
Il leur en coûtera 500 € à chacun pour recevoir la docte parole.
J’espère que la poignée de « grands vieux photographes » est correctement rémunérée pour cette prestation ?





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Photographies de l'anneĢe 450
PASCAL QUITTEMELLE TIRE DANS LE TAS:
Pascal est photographe, bien entendu, il a créé l'
Agence pour la Promotion de la Photographie Professionnelle en France.
Il organise «
Les Photographies de l’année», concours réservé aux photographes professionnels européens.
Comme d’autres photographes, Pascal est touché par la crise organisée du droit d’auteur.
Comme d’autres photographes, de plus en plus nombreux, il met les pieds dans le plat et dénonce les assassins de notre profession.
Il n’y va pas de main morte.
A lire
ici




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FOR SALE 450
Image © Daniel Castets - REGARDS DU SPORT - FOR SALE


« La Grenouille » est à vendre !

pouls
Depuis quelques jours La Grenouille est harcelée par des marchands de PUB, et donc l’objet de propositions très très alléchantes.
Avant de répondre à la demande, j’ai mené une petite enquête de laquelle il ressort que les marchands de pub mesurent le succès et la valeur des sites web en utilisant l’outil
http://urlpouls.co
Ils placent (et payent) les PUB de leurs clients en fonction de la fréquentation des sites.

De cet « outil » il ressort que La Grenouille est dans le top 14 des sites Internet Français.
SI si, allez faire un petit tour
ici et une fois sur le site indiquez passionplus.free.fr et cliquez sur Valeur.
Pour en savoir plus, cliquez ensuite sur Visiteurs, Liens, Serveurs, A propos.
Profitez-en pour faire de même avec votre blog ou votre site commercial.

urlpouls
Donc,
La Grenouille est à vendre. Le prix proposé est bien entendu négociable.
;-)