Photo: Daniel Castets - REGARDS DU SPORT- D’après radiographie de l’hôpital de Fontainebleau -12/10/10

QUELLE BELLE JEUNESSE !
Il est 11h 40 ce 12 Octobre 2010 à Fontainebleau.
Je me gare à proximité du Crédit Agricole pour lever des sous. En effet demain, je migre comme mes amies les palombes, vers le sud et il me faut du liquide pour alimenter le racket national des péages autoroutiers. Le péage coûte plus cher que le carburant. Si si.
Je descends de voiture et une odeur âcre, forte, me prend à la gorge et me pique les yeux.
Tout remonte, la rue Gay-Lussac, le Boulevard Saint-Michel, la Sorbonne, les minijupes, les Beatles, Angela Davis, Joan Baez, Paris s’éveille ..... C’est drôle comment une odeur ça vous réveille les sens.
C’est pareil avec la soupe aux haricots et à la citrouille, je rajeunis d’un demi-siècle.
Tout cela vous met de bonne humeur.
Je remonte la rue Paul Seramy pour aller au marché, car c’est jour de marché aujourd’hui à Fontainebleau. Un beau marché, classé « marché d’exception », laissant à mon épouse le soin de récupérer les sous. En effet nous nous sommes réparti le travail comme dans tous les vieux couples où tout est carré. Moi je gagne les sous, elle les dépense, et ça marche très bien.
Une trentaine de lycéens courent droit sur moi, la main sur la bouche en poussant des cris aigus. Le lacrymo ça fait courir. Deux gamins ou gamines, on ne sait plus aujourd’hui, tombent par terre. Je regarde, pas de bobo. Il y en a une dizaine de « cagoulés » ou « capuchés ».
Je continue vers le marché qui est à 150 mètres mais la rue est fermée devant l’église par les forces de l’ordre en robocop. Entre 15 et 20 warriors; je me dis que c’est très peu.
Ils sont très nombreux ces jeunes manifestants. Je n’avais jamais vu cela à Fontainebleau. Ils sont calmes, rieurs, ils sont à la récré. Rien à voir avec les katangais du quartier latin. En fait ils sont répartis sur toutes les rues du quartier.
Je vois des gens qui viennent du marché, passant sur le trottoir occupé par les robocops. Je m’engage sur la route en utilisant le même chemin pour aller chercher mon saucisson pour le voyage.
- «
 Non, Monsieur, vous ne passez pas »
- « 
Pourquoi, ça marche dans un sens et pas dans l’autre » ?
- « 
Parce que c’est comme ça ».
Convaincu par cette réponse dûment motivée, je tourne les talons. Instruit par mon grand-père de ne jamais discuter avec un flic et surtout ne jamais lui dire qu’il a raison car cela pourrait être assimilé à un outrage à fonctionnaire, je reviens donc devant les portes vitrées de la mairie, au calme, pour téléphoner à mon épouse qui doit encore être au Crédit Agricole. Elle ne répond pas, comme d’hab.
Il y a là une douzaine de gamines qui conversent. 13, 14, 17 ans, je ne sais mais je suis surpris par leur maturité. Il paraît que les garçons préfèrent causer de foot ou de bagnole à cet âge. J’en sais rien moi, je n’ai eu que des girls.
Récupérées, noyautées, instrumentalisées les gamines, ah que non, elles en ont dans le ciboulo. Leur trouille est surtout d’étudier pour des prunes.
Là, je suis content, je me dis que la relève est assurée. Je me dis que la France n’est vraiment pas un pays comme les autres.
Vous en connaissez des pays où à 12 ans on dit à tous les Présidents de droite comme de gauche qu’ils sont « foutus parce la jeunesse est dans la rue » ?
Vous en connaissez des pays où les flics font grève ?
Un seul, le nôtre.
J’ai une pêche d’enfer.
Une volée de grenades lacrymogènes provoque une nouvelle envolée de moineaux.
Je suis toujours devant l’entrée de la Mairie; une maman sortie du Prisunic passe devant moi avec un bébé dans la poussette.
- « 
Madame, vous ne devriez pas rester là »
- « 
Vous y êtes bien vous, et comment voulez-vous que je fasse autrement ? ».
Elle a raison, et d’ailleurs mois aussi je n’avais pas d’autre solution que de passer devant la mairie, sauf bien entendu à rentrer chez moi.
Ca pas question, je voulais voir le spectacle qui me rajeunissait de 42 ans et aussi acheter mon saucisson pour le voyage.
Ca fait joli la fumée des lacrymos. Je ressors mon iphone pour faire quelques photos en vue de les envoyer à ma petite fille pour qu’elle soit fière de son grand-père. Ca me fera une bonne entrée en matière pour lui raconter « ma guerre de 68 ». Le temps de sortir ce truc, de trouver la bonne application, de comprendre comment ça marche, le vent avait dispersé la fumée et la petite rue s’était vidée. Loupé !
Une dizaine d’excités reviennent à l’attaque en envoyant des projectiles divers sur les casqués. Il me semble qu’il s’agit de CRS.
- « 
Ceux-là, ils ne sont pas d’ici » précise ma jeune voisine, la clope au bec.
- « 
Comment le sais-tu ? »
- « 
On le sait parce que personne les connaît »
- «
 Evidemment ».
Je fais néanmoins 4 ou 5 photos des forces de l’ordre qui sont à une cinquantaine de mètres de l’entrée de la mairie. Réflexe normal pour un photographe. C’est là que je remarque que la quasi totalité des manifestants photographient ou filment avec leur téléphone.
La concurrence est vraiment déloyale. Déloyale et irréversible.
;-)
Je profite qu’il ne se passe plus rien pour me mettre à l’ombre afin de regarder mes photos; on voit rien au soleil. C’est nul comparé à mon Mark III.
Ca fait vraiment des photos de m ... ce truc. Cramé en haut et bouché en bas.
- « 
Attention, il tire ! » hurle une voie féminine.
C’est là que mon iphone a volé sur la pelouse et que j’ai ressenti une violente douleur à la main droite, comme un coup de marteau. Je le récupère de la main gauche (l’iPhone, pas le marteau). Je vois immédiatement que mon index est cassé. Il pendouille lamentablement.
- « E
nculés, assassins, fachistes, Sarko facho, Sarko psyco » s’égosillent les gamines.
J’ai très mal. J’ai une forte envie de vomir. Je sens que je vais m’évanouir. Je m’assieds par terre.
Les gamines m’ont pris par les bras et par les jambes pour me porter à l’intérieur de la mairie. Impossible, on ne bouge pas un quintal inerte comme ça. Finalement je me relève et toujours soutenu par les gamines, elles sont adorables, je me retrouve dans le hall d’entrée de la mairie.
Ne vous inquiétez pas, Monsieur, on est là, on reste avec vous, on s’occupe de vous”. Elles sont mignonnes !
Ca fait du bien un peu de tendresse après un acte d’une telle barbarie.
-« 
Comment peuvent-ils être aussi cons pour tirer sur les passants ? »
- « 
Vous savez, Monsieur, tout le monde n’a pas lu Ronsard » me répond une charmante dame aux cheveux blancs.
- « 
Mignonne, allons voir si la rose .... » me mets-je à déclamer.
Je rigole, la situation est scandaleuse et je rigole.
J’ai affreusement mal et je rigole.
M. Le Maire arrive, la tête des mauvais jours. On se connaît.
-
Voir un truc pareil à Fontainebleau, c’est quand même pas banal, Monsieur le Maire ! »
Il ne me répond pas, il fait vraiment la gueule et rassuré de me voir vivant, il fait demi-tour.
Deux flics en civil avec brassard rouge « police » rentrent dans le hall, certainement pour faire l’état des dégâts. Ils sont jeunes, maximum la trentaine, peut-être moins, en jeans, sweet à capuche avec un petit sac dans le dos, comme les manifestants. Ils ressortent très vite, moins d’une minute.
Les employées de la mairie m’allongent par terre et me proposent un verre d’eau.
Dix minutes après les pompiers arrivent . Des jeunes très sympas qui n’en reviennent pas qu’un flash ball puisse faire de tels dégâts à 50 mètres.
Tension 9/5. « Vous avez fait un malaise vagal dû à la douleur du coup ».
Ils m’embarquent aux urgences de l’hôpital de la ville.
Je préviens mon épouse qui explose au téléphone, comme d’hab. Elle rentre dans le hall de la Mairie et m’engueule.
Après explication, elle engueulle tout ce qui bouge. On se donne rendez vous à l’hôpital.
Miracle, les urgences sont désertes.
Pendant que l’interne examine le truc qui pendouille (le doigt), je raconte mes aventures aux infirmières, médusées.
L’une d’elle saute sur le téléphone pour interdire à sa fille, qui est au Lycée François 1er, d’aller à l’autre manif prévue cet après-midi.
La radio montre que la première phalange de l’index de la main droite est cassée en trois morceaux.
Explosé mon index.
Trois policiers « police nationale » arrivent aux urgences. L’un deux est mal en point. Il se tient l’épaule.
- « 
Ah, vous aussi, ils vous ont flambé au flash ball ? »
- «
 Non non, mais vous savez après chaque manif on se retrouve tous aux urgences».
- « 
Sauf que moi, je ne faisais que passer ».

Quelques minutes passent et la dame de l’accueil me prévient que mon épouse est arrivée.
Je vais la rassurer. Surprise, le policier blessé est assis à côté d’elle, gimaçant de douleur.
Le chirurgien, tout droit sorti de la salle d’op, prend mon doigt en main, examine la radio et décide de ne pas opérer. Ouf ! Il me pose une atelle en alu et me fixe un rendez-vous pour dans 1 mois.
- « 
Docteur, je passe à l’accueil avec ma carte vitale ? »
- « 
Non, mon cher Monsieur, ici on soigne, on ne paye pas, on vous contactera ».
M...e, c’est vrai, j’avais oublié que j’étais en France.
Affaire réglée.
Pas tout à fait; en cherchant la voiture perdue au fond du parking, mon épouse me raconte que le policier souffrait beaucoup dans la salle d’attente, que sa main était enflée. Il avait été tabassé à coup de planche par plusieurs casseurs.
- «
 Oui et alors ? »
- « 
Il m’a demandé de l’aider pour retirer son alliance ».
- « 
Et tu l’as fait ?».
- « 
Bien sûr je l’ai fait, je l’ai emmené aux toilettes et j’ai enlevé son alliance avec du savon. C’est là que j’ai vu sa plaque de policier ».
- « 
Et alors ? »
- « 
Et alors, il était gentil et il souffrait ».
Décidément, quelle journée.
Au bout du compte, je me dis que si je m’étais pété le doigt d’un coup de marteau en accrochant les rideaux de la salle à manger (ça va encore attendre un bon moment), ç’eût été moins glorieux et moins enrichissant.

QUELLE BELLE JOURNÄ–E.

Tout ce qui précède a été écrit le soir du 12 Octobre 2010, jour des faits.




Quelques photos:
Toutes les photos ci-dessous (sauf une) ont été faites par moi-même avec mon iphone.

Tout ce qui suit a été écrit 1 mois après les faits en décortiquant les 7 photos prises le 12 Octobre (dont 4 ci-dessous) et en réfléchissant calmement « du pourquoi et du comment ».

Il est
11h 41, je m’engage à pied dans la rue Paul Séramy qui longe la Mairie.
L’entrée de la Mairie est derrière les 3 panneaux indicateurs. L’entrée est surélevée d’un bon mètre par rapport à la rue.
Une cinquantaine de jeunes dévalent la rue en courant pour fuir les gaz lacrymogènes.

Quelques excités, capuches, cagoules et sac à dos.


Photo: Daniel Castets - REGARDS DU SPORT- Manifestation du 12/10/10.Fontainebleau



11h 43, pas plus de 20 Robocops, dont 2 avec flash ball devant l’Eglise, bloquent l’accès au marché. Un flash-ball sur le trottoir, un autre sur le parvis.
Ils sont stationnés rue de la Paroisse qui prolonge la Rue Paul Seramy (après avoir franchi l’intersection avec la rue Grande).


Photo: Daniel Castets - REGARDS DU SPORT- Manifestation du 12/10/10.Fontainebleau




11h 44, les lycéens sont déjà dispersés dans les autres rues de la ville.
Tout est calme. Ici la rue Grande perpendiculaire à la rue Paul Seramy à 20m des forces de l’ordre.


Photo: Daniel Castets - REGARDS DU SPORT- Manifestation du 12/10/10.Fontainebleau




Il est 12h pile, c’est ma dernière photo. Tout est toujours calme. Je suis devant l’entrée de la mairie à quelques mètres derrière ce groupe de lycéennes et à un mètre au-dessus d’elles.
On remarque que le deuxième robocop a quitté le trottoir pour monter en haut du parvis, calé contre la colonne droite du porche de l’église.
Pourquoi ?

Photo: Daniel Castets - REGARDS DU SPORT- Manifestation du 12/10/10.Fontainebleau






La même photo que ci-dessus, agrandie 100% qui montre bien le déplacement du robocop.
Il est en retrait derrière le pilier, face aux lycéennes (et donc à moi) et non face aux éventuels agresseurs qui sont dans la rue Paul Séramy.
La balle m’a touché moins de 30 secondes après cette photo.



Photo: Daniel Castets -
REGARDS DU SPORT- Manifestation du 12/10/10.Fontainebleau

Au moment du tir, je regardais les photos sur mon iPhone. Je ne peux donc affirmer que le robocop appuyé contre la colonne est bien celui qui a tiré.
Seule la personne qui a crié « attention il tire », peut le dire.



Le matos utilisé.
ATTENTION:
J’ai récupéré la photo ci-dessous sur Daylimotion. Elle se trouve à la fin de la vidéo de cette manifestation des lycéens du 12 Octobre 2010 à Fontainebleau.
http://www.dailymotion.com/video/xf6eqk_manifestation-a-fontaineblau_news
Je veux faire voir que lors de cette manifestation, les forces de l’ordre utilisaient 2 sortes de flash-ball (au moins). Le traditionnel avec lequel on tire d’une seule main comme avec un révolver avec 2 tubes superposés (au second plan), et celui que l’on voit au premier plan, utilisé à l’épaule comme un fusil.
Peut-être y avait-il d’autres armes entre les mains des policiers, je ne suis pas capable de le dire car je n’y ai pas prêté attention ne me doutant pas que je leur servirais de cible.
Je ne prétends pas que le policier qui a ce «bidule» à la main est celui qui m’a tiré dessus. Celui-ci n’est pas reconnaissable avec son casque et celui qui est sur le parvis encore moins. Ils n’ont pas les mêmes protections et je ne sais l’heure précise à laquelle cette photo a été prise.
Bien entendu, je me suis renseigné sur les armes utilisées par les robocops. Ils utilisent en plus du « petit flash-ball » à deux tubes, un autre flash-ball, le LBD 40 qui est précis à 50m souvent utilisé avec une visée laser.
Est-ce ce truc que l’on voit ici au premier plan ? Je ne sais. Peut-être un lance-grenade lacrymogène, peut-être les deux ?


Photo Daylimotion - Manifestation du 12 Octobre 2010 à Fontainebleau - 2 flash ball différents.






Mon avis sur les faits :
Au moment où le robocop a tiré, tout était calme. Personne n’agressait les forces de l’ordre.
Il ne s’agit donc pas de légitime défense. Sauf si bien entendu un grand-père photographe de 62 ans qui va chercher un saucisson est un danger pour la démocratie.
L’usage du flash ball n’est autorisé qu’en cas de légitime défense.

Le tir m’était-il destiné ?
Je précise que je me trouve à 50 mètres des 2 tireurs de flash-ball.
Je ne peux rien prouver, mais pourquoi monter sur le parvis sinon pour que la balle passe au-dessus des jeunes filles?
Pourquoi s’appuyer sur la colonne sinon pour ajuster un tir avec un maximum de précision ?
Je suis chasseur, je sais comment me poster pour être plus stable et précis.

Pourquoi moi ?
Parce que je suis Gérant de l’Agence photographique REGARDS DU SPORT ?
Parce que j’ai fait 7 photos avec mon iPhone que j’aurais pu transmettre à un média?
Parce que j’avais mon blouson jaune des JO de Sydney qui constituait une cible facile à repérer parmi les passants ?
Parce que je n’étais pas rasé ?
Parce que .... ?

Un ricoché ?
Impossible car il n’y avait pas de motif de tirer et que les quelques excités se trouvaient au moins à 100m au bout opposé de la rue Paul Seramy, face aux robocops, donc 45 ° à ma droite.
Un ricoché atténue considérablement la puissance de la balle et n’aurait jamais brisé les os à 50m (dixit un pompier).

Alors ?
Alors il ne me reste que le tir volontaire effectué par un policier qui a de gros problèmes psychologiques et qui a voulu faire un carton, ou qui a obéi à un ordre visant à provoquer une réaction de colère des jeunes, ou tout simplement à les intimider pour qu’ils n’aient plus envie de recommencer à contester le chef.
Pas beau tout ça, pas beau du tout.
Tirer sur les passants à partir du porche de l’église, je ne suis pas sûr que tout le monde apprécie à Fontainebleau.



Photo: Daniel Castets - REGARDS DU SPORT

La photo ci-dessus a été prise (un mois après les faits) de l’endroit même où se trouvait de robocop (appuyé contre la colonne du porche de l’église).
- Je me trouvais en A (à 50m) en train de regarder les photos sur mon iPhone.
- Les casseurs étaient regroupés en B (à 100 m), au bout de la rue.
- Les forces de l’ordre étaient en C.
A ce moment là, tout était calme.



Quelques précisions:

Je ne suis pas un anti-flic.
Les flics sont indispensables à la démocratie.
Article 12 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789
«La garantie des droits de l’homme et du citoyen nécesssite une force publique ; cette force est donc instituée pour l’avantage de tous et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée ».

Leur mission est de protéger le citoyen, pas de lui tirer dessus.
République, République .......

Est-il interdit de photographier les forces de l’ordre ?
Saisine n°2005-29
Avis de recommandations de la Commission nationale de déontologie de la sécurité.
A la suite de la saisine, le 23 mars 2005 par Mme Marie-Christine Blandin, Sénatrice du Nord.

« 
Il parait opportun à la Commission qu’il soit rappelé aux forces d’intervention, notamment aux CRS, qu’elles doivent considérer comme normale l’attention que des citoyens peuvent porter à leur mode d’action. Le fait d’être photographié ou filmé durant leurs interventions ne peut constituer aucune gène pour les policiers soucieux du respect des règles déontologiques ».


Les forces de l’ordre peuvent-elles saisir le matériel ?
Les forces de l’ordre n’ont pas le droit de saisir le matériel photographique d’un professionnel ou d’un amateur sauf si elles agissent dans le cadre d’une enquête judiciaire, dirigée par un juge. Ce n’est jamais le cas au cours d’une manifestation.


Six lycéens en garde à vue à Fontainebleau:
http://www.mediapart.fr/club/blog/drapher/161010/mise-en-garde-vue-traumatisante-de-6-lyceens-de-fontainebleau-mardi-12-oc-0




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