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Photo: Daniel CASTETS - REGARDS DU SPORT- CIRCUS POLITICUS

LA BANQUE AMERICAINE DIRIGE LE PARLEMENT FRANÇAIS

Photo, politique, journalisme....
La Grenouille a exactement douze ans. Ces douze dernières années ont vu la situation des auteurs photographes indépendants se dégrader inexorablement.
Pas une profession n’a subi un tel cataclysme.
Les droits d’auteurs ont été divisés par dix. Pour certains il s’est agi d’une Bérezina qui les a conduits à mettre la clé sous la porte.
Paris n’est plus la capitale de la photo, mais le cimetière des éléphants (agences).
Tout naturellement je me suis posé la question. Pourquoi ? Comment ? La faute à Qui ?
Les réponses à ces questions m’ont conduit tout droit à l’Assemblée Nationale, au Sénat, au Gouvernement, au Président et à ses copains des médias.
Les réponses à ces questions m’ont conduit à Bruxelles, à Bâle, à la Bildelberg.
Ces réponses, je ne les ai pas trouvées facilement en regardant la télé, en écoutant France Intox (pardon, je voulais dire France Inter) ou en lisant les journaux de droite ou de gôche.
Ces réponses, elles sont cachées par les médias dont la mission n’est pas de nous informer mais de nous enfumer pour nous formater le cerveau et nous faire penser comme il faut afin que nous restions tranquilles.

Au pied ! Pas bouger !
Autrefois, la religion accomplissait cette mission de lavage de cerveau en nous éduquant, dès le berceau, à la fatalité pour nous faire accepter notre état de dominés. « 
Les premiers seront les derniers». Sous-entendu, et mon curé préféré nous le disait: « C’est pas grave si vous êtes les derniers aujourd’hui, vous serez les premiers demain, plus tard, quand vous serez au paradis. Mais certainement que vous passerez un peu par le purgatoire, vous n’êtes pas des saints quand même. Mais pour cela vous devez être sages et m’obéir ». L’obéissance, consentie ou pas.
Le commun des mortels devait écouter la bonne parole au moins une fois par semaine à la messe de onze heures (il n’y avait pas de sermon aux vêpres).
Moi, je me tapais, en plus, la messe de sept heures tous les jours de la semaine car j’étais un enfant de coeur modèle.
Ma Grand-Mère, chapelets en sautoir, surveillait la manoeuvre.
Mon Grand-Père m’administrait l’antidote en me racontant la Révolution de 1789, la Commune de Paris, la Révolution d’Octobre, le Front Populaire, la Guerre d’Espagne, la Résistance et les grèves de 48. J’y avais droit tous les soirs avant de m’endormir et cela sous les portraits de de Gaulle et de Staline..
Je me mettais au lit curé et je m’endormais révolutionnaire.
Il y en a qui m’ont vu en soutane ?
:-))
Oui, je sais, vous allez me dire que jésus était le Lénine de Rome.
Comme il y a de moins en moins de croyants, because l’éducation républicaine et le foot, il a bien fallu trouver autre chose pour nous convaincre d’accepter notre sort. Les médias et surtout la télé ont pris le relai.
Et là, ce n’est pas une heure chaque Dimanche matin. C’est tous les jours à raison de plusieurs heures par jour qu’on nous « bourre le mou ».
Voilà donc pourquoi je tape sur les « journalistes à furoncle fessier » dont la mission est de monter la garde au bénéfice des banquiers.
Oui oui, je sais, je vais encore recevoir quelques mails me disant que je pousse le bouchon .... en accusant encore les banquiers.
Et pourtant.

La scie sauteuse ou le bouquin ?
Pour mon anniversaire, j’avais le choix entre une scie sauteuse pour poser des étagères dans le garage et un bouquin.
J’ai choisi le bouquin parce que j’avais vu son auteur à la TV (vous voyez, encore la TV).
Un mec calme, journaliste, poli, intelligent, qui ne roulait pas des mécaniques. Rien à voir avec les « mas-tu-vu » habituels qui occupent la lucarne.
Et en plus Directeur du CFJ (Centre de Formation des Journalistes) à Paris où j’ai trainé mes guêtres quelques années, avec grand plaisir.
Le sujet du bouquin m’intéressait bougrement. Pensez donc, politique et journalisme.
« 
Va pour le livre, ça coûte moins cher que la scie sauteuse ».


LA BOMBE !
Christophe DELOIRE, un journaliste, un vrai, qui s’est « bougé le cul » avec son collègue Christophe DUBOIS, pendant deux ans pour enquêter afin de savoir qui décidait de la vie des Français.
Vous dire quelle fut ma surprise à la lecture de ce livre ....
Vous dire que je n’osais imaginer lire cela un jour de la part d’un journaliste français et de plus patron du CFJ, école qualifiée par bien des prétentieux qui causent de ce qu’ils connaissent pas (Tiens, voilà une bonne définition du journaliste à furoncle fessier) de « boîte à formater le journaliste bien-pensant ».
Ah que oui, c’est le bouquin « de la mort qui tue ». J’ai avalé les 450 pages d’une traite (la bouteille aussi) en faisant des sauts sur le canapé.

C’est Goldman Sachs qui a torpillé la loi 441 de l’UPP.
- ???? Il est fou le Daniel !
Vous vous souvenez que Sénateurs et Députés ont torpillé le loi 441 proposée par l’UPP.
Motif, dixit ces Messieurs:
«  Une directive de la Commission Européenne concernant le droit d’auteur, va nous tomber dessus d’un moment à l’autre. Nous devrons la transposer en droit Français donc inutile d’examiner la 441 qui pourrait être contradictoire avec cette directive ».
Cela est sûr, pour être contradictoire elle sera contradictoire.
Pour vous rafraichir la mémoire sur les péripéties de la loi 441, je vous propose de relire les « Grenouille » de Novembre 2010, Décembre 2010, Noël 2010, Mars 2011 et Juillet 2011.
C’est vrai, ils ont raison nos chers parlementaires.
- Michel BARNIER, Commissaire Européen chargé du
marché intérieur mais aussi de la propriété intellectuelle, a prévenu « le DPI va remplacer le CPI ».
Qui dit « marché », dit banques. Ça vous le savez maintenant, inutile que je développe davantage.
Tiens tiens, à Bruxelles, c’est le même bonhomme qui s’occupe des sous et du droit d’auteur.
Ils sont pas fous, ils ont retenu que le Père Getty (pétrolier de son état avant d’investir dans la photographie pour finalement vendre son agence à un fonds d’investissement) avait indiqué que « 
le droit d’auteur sera l’or noir du XXIème siècle ».
- Neelie KROES, Commissaire Européenne aux nouvelles technologies a annoncé la couleur :

« Nous devons regarder au-delà des intérêts corporatistes et nationaux pour établir une nouvelle approche du copyright. Nous voulons une Europe des cultures et nous avons besoin d’un débat au niveau européen. La commission doit faire des propositions législatives sur les œuvres orphelines, sur la gouvernance et la transparence des sociétés de droit d’auteur. »
Donc, tout ce petit monde a bien compris que le droit d’auteur, c’est beaucoup de fric.

Pourquoi Bruxelles veut-il donc fabriquer un nouveau CPI Européen ?
Tous les microstocks qui vendent des photos à bas pris (normal, les amateurs les donnent gratos) sont des entreprises américaines qui vendent sur toute la planète grâce à Internet.
Les lois sur le droit d’auteur sont différentes d’un pays à l’autre et surtout beaucoup plus protectrices qu’aux USA pour les auteurs (musiciens, photographes ou rédacteurs). Il faut donc les aligner sur le droit américain afin de « fluidifier » la commercialisation des photos et d’échapper aux plaintes des auteurs, de plus en plus fréquentes.
La particularité de ces microstocks est qu’ils sont financés par des fonds d’investissement dont les fonds de pension, donc par les banques.
L’objectif est de dégager 15 à 20 % de profits par an.

Qui va pondre le nouveau DPI Européen ? (Droits de Propriété Intellectuelle) ici.
Les auteurs peut-être ?
:-))
Les banquiers assurément car ce sont eux les vrais propriétaires des microstocks
.
Le Commissaire Européen, qui est autant expert en droit d’auteur que moi en violoncelle, fait appel aux experts de la Commission qui, rappelons-le, s’occupent aussi de la finance. C’est ici.
A qui croyez-vous que la Commission va faire appel pour fabriquer la Directive ?
A des experts de la finance et de la banque, bien entendu.

Page 314:
Les Eurodéputés Cashman et Canfin indiquent:
«  Vous avez, par exemple, un groupe d’experts en matière bancaire.
95% des membres de ce groupe d’experts sont des banquiers, et pas n’importe quels banquiers, uniquement des banquiers de la banque de financement et d’investissement, de la banque de marché et toutes les grandes banques américaines- JP MORGAN, BANK OF AMERICA, GOLDMAN SACHS- y sont représentés. En face, il n’y a pas d’ONG, il n’y a pas de syndicats dans ce groupe d’experts.
L’idée que la Commission soit conseillée uniquement par des banquiers d’affaires et, notamment, par les banquiers d’affaires américains pour changer les règles en matière bancaire, me semble particulièrement surréaliste après la crise financière que l’on a connue ».


Comment ça marche ?
Page 66:
Interview de Christian Noyer (Gouverneur de la Banque de France), à propos du comité de Bâle (patrons des banques) qui fabrique les accords bancaires:
- « Les Etats ne peuvent pas avoir des règles différentes ».
- Le Comité de Bâle propose donc une référence commune, qui doit ensuite être validée par des instances démocratiques.
La procédure est la suivante:
Le Comité de Bâle propose, le G20 donne une impulsion politique, l’Union Européenne adopte une directive, cette directive est transposée en droit national.
........
Question des journalistes à Christian Noyer:
- « De la proposition de Bâle au texte final en France, y a t-il beaucoup de changements ?
- «  Non, c’est très proche ».

Oui oui, vous avez bien lu, ce sont les banques et surtout les banques américaines qui font les lois européennes.
Eh oui, nos chers députés et sénateurs votent, votent, votent, des propositions de lois américaines.
Des propositions d’origine française, telle la PPL 441, vous rigolez, non ?
D’ailleurs, et c’est là que ce bouquin est extraordinaire, et que je me suis pincé le testicule gauche car je n’en croyais pas mes yeux.

Qui a créé l’Europe ?
Jean Monnet et Robert Schuman, bien entendu, nous répondons tous en coeur. C’est ce qu’on nous appris à l’école et qu’on nous rabâche à la Télé.
Pages 153 à 158:
A propos des liens de Monnet et Schumann avec la CIA, Constantin Melnick ( Conseiller de Michel Debré, Premier Ministre de de Gaulle) indique:
- « de Gaulle voulait que les contacts avec la CIA soient concentrés au niveau des services et que les gens de la CIA cessent de voir directement Monnet et Schuman ».
Alors l’Europe a été créée par les USA ?
Eh oui!
Et c’est la CIA qui a fait le travail concret. Pour ce faire elle a créé un organisme, l’AMERICAN COMITTEE ON UNITED EUROPE fondée en 1948 soit 9 ans avant la signature des traités de Rome.
Ce sont les USA qui ont financé la création de l’Europe, avec le but de la diriger.
Ca vous en bouche un coin, hein ?
A moi aussi.
Ce n’est pas fini.
Qui a créé les structures de notre Europe actuelle ?
Les mêmes bien entendu. Qu’avaient-ils prévu dès 1948.

- « Création d’un parlement représentant les Etats démocratiques et les peuples de l’Europe libre, avec des pouvoirs effectifs de législation ».
- «  Abolition des quotas douaniers intra-européens et du contrôle des changes.
- « Garantie uniforme des droits de l’homme et Création d’une cour Européenne pour les faire respecter ».

Ben voilà, ils y ont mis le temps au mépris de la volonté des peuples, mais ils y sont arrivés.
Attendez, j’oubliais une bien bonne, le père de l’Europe, le grand Jean Monnet était aussi un banquier américain. Il fut un des dirigeants de la banque américaine BLAIR AND CO , puis de la BANCAMERICA.
Rien de nouveau sous le soleil lorsque la banque américaine GOLDMAN SACHS nomme en 2011 deux de ses dirigeants à la tête de la BCE et du Gouvernement italien.

Tous des menteurs !
Donc, en résumé:
L’histoire de l’Europe qu’on nous apprend à l’école est un gros mensonge. On peut se demander par conséquent ce qu’il en est de tout le reste.
Tout ce que les « chiens de garde » nous racontent à la télé, à la radio, dans les journaux ne sont que des mensonges.
Donc nos parlementaires ne sont que des exécutants des ordres des USA.
Donc .......
Vous voyez que le droit d’auteur, la loi 441 de l’UPP, l’avenir de la profession, c’est très politique.
Vous comprenez maintenant pourquoi Sénateurs et Députés ont refusé de la voter ?

Donc CIRCUS POLITICUS devrait être distribué à tous les étudiants journalistes, avec lecture obligatoire, suivie d’une interrogation écrite, sanctionnée par une note éliminatoire.
Donc CIRCUS POLITICUS devrait être distribué (avec déduction sur leur indemnité) à tous les Parlementaires français avec privation de manger et de boire pendant 3 jours (il leur faudra au moins ça).
Donc CIRCUS POLITICUS est le livre que chacun doit lire. C’est un livre émancipateur qui vaut largement ses 21,5 €.

Un grand merci à Christophe DELOIRE et Christophe DUBOIS pour avoir eu le courage et le talent de chercher la vérité.
Ils peuvent faire une croix sur le JT.
:-))